Congo-Kinshasa: Alvéoles ?

Coup de sabot au fonctionnement régulier du gouvernement avec la suspension, depuis le 23 octobre 2020, de la tenue des conseils des Ministres. Rupture brutale et fracassante de la coalition FCC-CACH. Naissance de l'Union sacrée de la nation dont la forme et les objectifs sont aujourd'hui sujets à caution. Mise à l'index du Bureau Mabunda à l'Assemblée Nationale.

Et, dans la foulée, montée en puissance d'un Bureau d'Age investi d'une série de matières allant au-delà, selon des juristes, d'un ordre du jour cadrant, normalement, avec les missions traditionnelles.

Multiplicité des interpellations et plaintes à charge ou à décharge, c'est selon. Terreur au grand marché et confusion totale sur une certaine réhabilitation à la va-vite. Misère noire dans les institutions publiques fauchées comme des cancrelats d'églises et évoluant dans une précarité doublée de chômage déguisé sur fond de la pandémie de virus de la génération SarsCov 2 mieux connu sous l'appellation de Coronavirus ou Covid-19.

Sanctions, arrestations, audits, traques et suspensions. Têtes à raser, moustaches à tailler au gré du nouveau saut dans l'inconnu.

Décidément, l'étau se resserre chaque jour autour de tout le monde. La chaleur et l'agitation s'emparent tellement de tous les esprits qu'à l'allure où vont les choses, bien des craintes foisonnent alors qu'en même temps, le doute s'installe sur les lendemains.

Effarouché, Christopher Ngoy talonne Kalev. Traits tirés sur le visage, Muyambo, lui aussi, depuis Lubumbashi, porte plainte contre le même ancien patron des renseignements.

Autrefois, Sele Yalaghuli, l'actuel Ministre des Finances, avait porté plainte contre Augustin Kabuya, le Secrétaire Général de l'Udps.

Dans la série des séries, Kabund Jean-Marc dit le "Me Nageur", fut humilié, éjecté et chassé du Perchoir de l'Assemblée Nationale.

Tout comme le fut, à sa manière et pour n'avoir pas accepté le choix du Raïs, celui de M. Alexis Thambwe Mwamba à la tête du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, le deuxième Informateur qu'ait connu la RD. Congo en soixante d'indépendance, après Charles Mwando Nsimba, fut écarté, indexé, rabroué et traîné dans la boue au FCC.

En son temps, l'omnipotence des "fous" d'hier qui, aujourd'hui, sont obligés, l'histoire s'écrivant en lettre d'or et en majuscules, d'adopter un profil bas, était bien la règle absolue.

Nul n'avait le temps d'imaginer qu'un beau jour, la stèle du FCC, apparemment, bien bâtie et, même, solidifiée par l'arrivée de CACH, tomberait, tel un fruit mur devant l'ouragan, les tempêtes du désert et les vents alizés.

Aujourd'hui, c'est ce même Bahati qui devient le meneur des troupes, la pièce maîtresse de la nouvelle vision de Félix Tshisekedi pour un Congo nouveau, remodelé, tonifié et engagé sur les rails d'une nouvelle ère de gouvernance.

L'histoire, doit-on s'imaginer, est-elle en train de se répéter ? Oui et pourquoi pas ? Mais, quelles en sont les leçons tirées, pour éviter, tôt ou tard, d'ouvrir largement les alvéoles du barillet du règlement des comptes ? Que faire pour que la répression ne prête pas le flanc au phénomène pernicieux de l'exode des capitaux et des cerveaux ?

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