Tunisie: Violences - Des organisations de la société civile demandent des comptes aux autorités

En Tunisie, un groupe d'organisations de la société civile dénonce la réponse sécuritaire aux heurts nocturnes qui ont secoué plusieurs villes du pays depuis le 14 janvier. Elles demandent aux autorités de la transparence sur le millier de personnes interpellées.

Les échauffourées entre jeunes et policiers se déroulent sur fonds de crise économique et sociale aggravée. Elles ont mené à une vague d'arrestations dénoncées par les ONG, dont la Ligue tunisienne des droits de l'homme.

« Régler cette crise économique sociale et politique ne se fait pas avec les matraques, ça ne se fait pas avec des arrestations, reproche Bassem Trifi, vice-président de la LDH. Aujourd'hui, il faut ouvrir un vrai dialogue avec ces jeunes et voir pourquoi ils se sont révoltés. On est à peu près à mille arrestations, et ces arrestations se poursuivent. »

En plus des jeunes interpellés dans les quartiers où se sont produites des violences nocturnes, dont des centaines de mineurs, des blogueurs ont également été arrêtés, comme Ahmed Ghram, étudiant titulaire d'une licence d'anglais.

« On était en train de faire notre sieste. Ils ont demandé Ahmed Ghram, il est sorti comme un bon citoyen, raconte sa mère. Ils m'ont demandé son ordinateur portable et son téléphone. Par crainte qu'il lui arrive quelque chose, j'ai tout de suite donné. Il est parti avec les policiers. On lui reproche d'avoir partagé sur Facebook des trucs tout simples qui sont en train de se dire partout en Tunisie. »

Les organisations dénoncent également l'incitation à la haine visant les journalistes, en particulier celles lancées par certains députés.

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