Cote d'Ivoire: Gestion des finances publiques - L'UE et la Friedrich-Ebert Stiftung envisagent de rendre la gouvernance plus sensible au genre

22 Janvier 2021

Dans le cadre de l'amélioration de la bonne gouvernance et une transparence accrue de la gestion des finances publiques l'Union européenne (Ue) et la Friedrich-Ebert Stiftung (Fes) ont lancé le projet « Finances publiques, je participe ! ». Il s'agit à travers cette initiative d'améliorer la gouvernance des finances publiques et de la rendre plus sensible au genre grâce à l'implication de la société civile ivoirienne.

Co-financé par ces deux structures, ce projet a expliqué, Adrien Maya représentant l'Ambassadeur de la Délégation de l'Union Européenne, Jobst Von Kirchmann, s'inscrit dans l'engagement de l'Ue à accompagner le gouvernement ivoirien. Et ce, dans un meilleur suivi de la gestion des finances publiques. Lancé, le 19 janvier 2021, à Abidjan-Plateau, ce projet financé exactement à hauteur de 555.556 Euro soit un plus de 363 millions de FCFA va s'exécuter en 36 mois et couvre quatre régions de la Côte d'Ivoire, à savoir Bondoukou, Korhogo, Daloa et Abidjan.

Il faut noter que deux axes de travail concourent à la mise en œuvre de ce projet. Et ce, à travers le renforcement des capacités de 120 femmes issues de 40 organisations de la société civile (Osc) sur la Gestion des finances publiques (Gfp). Ces Osc seront instruites sur la stratégie de dissémination et de vulgarisation des mécanismes économiques budgétaires.

Pour le Représentant Résident de Friedrich-Ebert Stiftung (FES), Thilo Schöne, il importe d'impliquer la femme dans le débat sur la gestion de finances publiques. « C'est notre rôle de faire comprendre aux citoyens surtout aux femmes, cible de ce projet leur importance dans la gestion des finances publiques. Qui bien que technique fait l'objet de discussion dans la rue, les écoles parce que chaque projet doit être financé », a-t-il soutenu. Et d'expliquer que cela vise à créer un dialogue entre le gouvernement et les citoyens au niveau local et national pour mieux gérer les finances publiques car ce sont leurs impôts qui constituent les finances publiques à la base.

Selon le représentant de l'Ue, il est fondamental d'initier un tel programme qui allie promotion de la femme et gestion des finances publiques avec un accroissement de compétences. « Les femmes et les jeunes filles représentent 48% des citoyens de Côte d'Ivoire. Donc il nous apparaît logique qu'elles aient leur juste part et représentation dans la société civile qui porte la voix des citoyens dans le pays », a expliqué M. Adrien Maya.

Pour sa part, Mme Chantal Ayemou, présidente du Réseau Ivoirien pour la Défense des Droits de l'Enfant et de la Femme (Riddef) a indiqué qu'il s'agit là, d'une opportunité donnée aux femmes à travers ce projet. « Nous ne ménagerons aucun effort pour continuer à mettre en œuvre de tels projets porteurs de progrès et d'amélioration des conditions de vie des populations en général et des femmes en particulier », a-t-elle déclaré.

« Finances publiques, je participe ! » L' Ue et la Fes s'engagent ainsi à travers ce projet pour une plus grande participation des femmes à une meilleure gouvernance de la gestion des finances

A noter que cette cérémonie de lancement dudit projet été marquée par un panel qui a réuni le directeur général adjoint du Budget et des finances, Diaba Roger ; d'une représentante du ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant ; de Mme Chantal Ayemou, présidente du Riddef et du représentant de l'ambassadeur de la délégation de l'Ue. Toute chose qui a permis de mesurer l'importance des femmes dans la gestion des finances publiques.

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