Congo-Kinshasa: Beni - David McLachlan-Karr condamne fermement les massacres, les enlèvements et autres atteintes aux droits de l'homme

Le Coordonnateur humanitaire en République démocratique du Congo (RDC), David McLachlan-Karr condamne fermement les massacres, les enlèvements et autres atteintes aux droits de l'homme perpétrés cycliquement par les éléments armés dans le territoire de Beni, à l'encontre d'une population civile impuissante. Cette situation perdure depuis des années, dans la plus grande impunité, et les conséquences humanitaires sont préoccupantes. Il appelle le Gouvernement congolais à renforcer les mesures de protection.

«La situation est aussi alarmante qu'inacceptable. Je condamne fermement ces actes de violences qui contribuent fortement à augmenter la vulnérabilité des populations. J'exhorte les éléments armés à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et à protéger les personnes comme les infrastructures civiles », s'exprime-t-il.

En effet, depuis novembre 2019, les violences se multiplient à Beni et se sont étendues sur les territoires frontaliers d'Irumu et de Mambasa dans la province de l'Ituri. Les civils, dont une majorité de femmes et d'enfants, sont la cible de violences répétées qui ont fait plus de 150 morts entre le 11 décembre 2020 et le 10 janvier 2021 ainsi que plus de 100 personnes enlevées et des blessés.

Au 10 janvier 2021, ce sont plus de 67 000 personnes qui se sont déplacées suite à ces violences persistantes. La plupart d'entre elles sont hébergées dans des familles d'accueil - lesquelles subissent une pression sur leurs ressources et sont d'autant plus vulnérables - tandis que les autres populations déplacées vivent dans des écoles ou des églises, dans des conditions de vie particulièrement précaires.

Le Coordonnateur humanitaire adjoint, M. Diego Zorrilla, effectuera prochainement une mission à Beni afin de renforcer la visibilité autour de cette crise et de mobiliser les acteurs pour assurer une réponse rapide aux populations qui ont été contraintes au déplacement, fuyant les atrocités perpétrées par les éléments armés. « Ces populations ont vécu l'horreur et leurs besoins humanitaires sont très importants. Elles ont vu leurs proches se faire tuer et ont assisté impuissantes, au pillage de leurs biens et à l'incendie de leurs habitations. Il faut leur apporter une assistance, car en plus du traumatisme subi, elles ont tout perdu dans leur fuite», affirme M. McLachlan-Karr.

«Les besoins de ces personnes déplacées et des familles hôtes sont immenses tant en protection, abris, en articles ménagers essentiels, en santé, en assistance alimentaire qu'en eau, hygiène et assainissement. L'assistance humanitaire doit leur être délivrée au plus tôt », a ajouté le Coordonnateur humanitaire.

La Banque africaine de développement et la Banque européenne d'investissement (BEI) ont signé, mercredi 20 janvier, un plan d'action de partenariat commun pour renforcer leur coopération et leurs priorités mutuelles dans le développement, avec un accent fort et partagé sur la dynamisation des investissements publics et privés en Afrique.

Le plan d'action permet aux deux institutions de développer un panier commun de projets bancables axés sur des domaines complémentaires auxquels chaque partenaire pourra mettre à profit ses avantages comparatifs.

Il s'agit notamment, de la lutte contre les effets du changement climatique et la viabilité environnementale, les investissements novateurs de grande ampleur dans des infrastructures de qualité, les infrastructures et les services pour les technologies de l'information et de la communication, l'inclusion financière prenant en compte l'égalité des sexes et visant à l'autonomisation des filles et des femmes, l'éducation, la formation et la santé.

Cet accord intervient en pleine pandémie de Covid-19, qui a engendré une hausse de la pauvreté sur le continent africain et menace les marchés et les moyens de subsistance, renforçant ainsi la nécessité d'agir de toute urgence.

Le partenariat a été scellé par Bajabulile Swazi Tshabalala, vice-présidente principale par intérim de la Banque africaine de développement, et Thomas Östros, vice-président de la Banque européenne d'investissement, lors d'une cérémonie virtuelle précédée d'une table‑ronde avec des représentants des deux institutions.

«Il est essentiel qu'un plus grand nombre de banques de développement multinationales et d'autres institutions de financement du développement s'engagent dans une collaboration plus étroite et plus forte, comme le montre ce plan d'action entre la Banque africaine de développement et la Banque européenne d'investissement, afin que nos pays membres régionaux soient soutenus de manière plus efficace durant cette période difficile, a déclaré Bajabulile Swazi Tshabalala. Une croissance économique durable et la sécurité dans les régions confrontées à des problèmes spécifiques, comme le Sahel et la Corne de l'Afrique, sont notre priorité absolue».

Pour Thomas Östros, « les partenariats sont indispensables pour les activités et l'impact de la BEI, et ce partenariat avec la Banque africaine de développement est d'une importance cruciale pour l'Afrique. Le plan d'action signé ce jour avec la Banque africaine de développement témoigne du ferme engagement de la Banque européenne d'investissement, la Banque de l'Union européenne, à générer des investissements qui apporteront de véritables changements en Afrique. Renforcer notre collaboration avec la Banque africaine de développement, la banque multilatérale de développement de l'Afrique, est une priorité stratégique pour la BEI et l'Europe. Ensemble, la BEI et la Banque africaine de développement renforceront la coopération et la collaboration avec les partenaires africains pour faire en sorte que l'Afrique puisse s'extraire des problèmes sanitaires, sociaux et économiques créés par la pandémie de Covid-19 et s'acheminer vers un 21e siècle encore plus radieux. »

Le plan d'action conjoint a été défini à la suite d'une réunion de la délégation de la BEI avec la Banque africaine de développement en février 2020.

Des priorités communes pour accompagner la transformation

Le plan est axé sur les cinq domaines prioritaires de développement des « High 5 » de la Banque africaine de développement ainsi que sur les domaines prioritaires de la BEI pour l'Afrique. À la suite de la pandémie de Covid-19, les deux institutions ont réservé leur aide financière à des mesures d'intervention rapides pour répondre aux besoins budgétaires et sanitaires des pays du continent.

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