Sénégal: Covid-19 - «'Nous d'abord' , 'pas moi d'abord' ! c'est le seul moyen pour mettre fin à la pandémie » (oms)

23 Janvier 2021

Cette course engagée par les pays pour s'offrir les vaccins contre la Covid19, est mal appréciée par l'Organisation mondiale de la Santé (Oms). Et cette tendance a été dénoncée, jeudi 21 janvier 2021, au cours d'une conférence de presse virtuelle initiée par ladite organisation et à laquelle a pris part Dakaractu.

Participant à cette rencontre, le Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l'Oms pour l'Afrique, a rappelé que la guerre contre le coronavirus ne pourrait être gagnée dans la division. "Nous d'abord, pas moi d'abord, est le seul moyen de mettre fin à la pandémie et à toutes les variantes qui ont été découvertes en Afrique du Sud et qui circulent dans plusieurs autres pays. Et nous suivons de près les signes qui peuvent montrer qu'il est plus transmissible. Mais, cela ne semble pas être plus virulent".

Dans une vidéoconférence, elle s'interroge : "Pourquoi il est toujours important d'avoir accès aux vaccins ? C'est maintenant plus sérieux que jamais. Ce que nous constatons, aujourd'hui, dans le monde, n'est pas ce que nous avions espéré. Donc, "Nous d'abord", "Pas moi d'abord" ! C'est le seul moyen pour mettre fin à la pandémie. Les pays ne feront que prolonger l'épreuve et retarder la reprise pour l'Afrique et aussi pour le reste du monde. Ce qui serait profondément injuste dans la mesure où les Africains les plus vulnérables ont été contraints d'attendre les vaccins. Tandis que les sous-groupes de population des pays plus riches sont protégés. Seule la solidarité mondiale pourra permettre de gagner la guerre contre cette pandémie".

La Directrice régionale de l'Oms pour l'Afrique a profité de l'occasion pour rappeler que "l'initiative Covax, codirigée par Sapi, Garvey et Oms, jette les bases d'un accès équitable aux vaccins. En Afrique, Covax vise la distribution faciale de 600 millions de doses d'ici la fin de 2020. Ceci est basé sur deux (02) doses par personne et couvrira son objectif de couvrir les 20% initiaux de la population des pays africains. Et 30 millions de doses initiales sont attendues".

IL EST DONC TRES IMPORTANT QUE NOUS CONTINUIONS A RESPECTER LES ACTIONS PREVENTIVES PERSONNELLES

Rappel est aussi fait de l'arrivée, dans certains pays comme le Sénégal, d'ici mars, des premières doses de vaccins. Des vaccins qui vont profiter, de manière prioritaire "aux travailleurs de la santé et groupes hautement prioritaires, puis élargie pour couvrir d'autres groupes vulnérables", a déclaré le Dr Moeti.

En attendant, les équipes de l'Oms et des autorités sanitaires s'emploient à préparer le terrain pour l'adhésion des populations à ces prochaines campagnes de vaccination. "On attend, tout en travaillant très dur pour préparer la livraison et l'utilisation de ces vaccins qui sont les plus adaptés à notre contexte et au déploiement de campagnes de livraison. On dit souvent que se procurer des vaccins ne suffit pas. C'est une première étape importante pour obtenir les vaccins".

Mais, confie-t-elle, convaincre les populations à accepter de se faire vacciner, est là le défi. "Nous avons dit que la préparation régionale à la recherche de différents domaines pour déployer le vaccin est actuellement à environ 42%. Il s'agit donc d'une sorte d'estimation composite examinant différents aspects de la préparation à l'administration du vaccin. Il s'agit d'une amélioration par rapport au point de départ de 33% il y a environ deux mois, mais nous avons encore beaucoup de travail à faire pour atteindre le niveau de référence souhaité de 80% Nous, Oms, sommes donc avec nos partenaires de l'Unicef et d'autres sur le terrain à travailler avec les pays pour développer leur stratégie nationale de vaccination, pour former des agents de santé, renforcer les capacités des acteurs chargés de donner des soins de santé afin d'impliquer les communautés et de lutter contre l'hésitation à la vaccination et de disposer d'une plate-forme réglementaire raisonnable pour soutenir les processus d'approbation. L'étape d'approbation de l'utilisation du vaccin dans chaque pays est donc très importante Et nous soutenons nos États membres à le faire collectivement. Cela accélèrera les choses au niveau mondial", a confié le Dr Moeti, dans ses propos tenus en Anglais.

La responsable de l'Oms Afrique prévient que la campagne de vaccination ne va pas se faire dans un délai court. "Il faudra au moins jusqu'à la fin de cette année et peut-être plus longtemps pour les déployer largement auprès des populations et communautés africaines. Il est donc très important que nous continuions à respecter les actions préventives personnelles. Il s'agit de porter des masques, de l'hygiène des mains, de respecter la distanciation physique, le lavage des mains, ainsi qu'une forte capacité de santé publique soutenue à trouver des tests d'isolement et à soigner les cas et à retracer et isoler leurs contacts, l'Oms continuera à soutenir les pays dans tous ces domaines".

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