Sénégal: Incertitude autour du pélerinage à la Mecque 2021, dans un contexte de Covid-19 - Le Sénégal se prépare à toute éventualité

23 Janvier 2021

Hier, vendredi 22 janvier, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, Aïssata Tall Sall, a rencontré les voyagistes privés du Hajj aux lieux saints de l'Islam, dans la salle de conférence dudit ministère. Le but de cette rencontre était de voir comment les pèlerins sénégalais, dans ce contexte particulier de Covid-19, pourraient faire un excellent pèlerinage à la Mecque, en Arabie Saoudite.

Même si la tenue du Hajj 2021 ouvert à tous les musulmans du monde n'est pas encore confirmée, le Sénégal se prépare, en conséquence. «Juste, il faut savoir qu'au moment où je vous parle, nous n'avons pas encore la confirmation que le Hajj aura bien lieu. Nous avons bon espoir, mais nous n'avons pas la confirmation, à cause de la pandémie à Covid19.

Mais le président a demandé que toutes les dispositions soient prises au préalable pour que nous ne soyons pas surpris. Voilà pourquoi nous avons tenu à rencontrer, autour du Délégué général du pèlerinage, les voyagistes qui organisent le Hajj pour nous assurer qu'ils sont dans les conditions matérielles, financières, professionnelles, en relation avec les organisations saoudiennes, pour pouvoir accueillir nos pèlerins et les mettre dans de bonnes conditions.

C'est ça l'instruction globale que nous avons reçue et nous avons profité pour échanger sur des questions approfondies avec les voyagistes», a fait savoir Me Aïssata Tall Sall, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, lors d'une rencontre avec les voyagistes privés du Hajj aux lieux saints de l'Islam, hier, vendredi 22 janvier.

Parmi les points échangés, la question du vaccin anti Covid-19 occupe une bonne place. «L'une des questions approfondies tourne autour du vaccin contre Covid-19. Si le Sénégal a 3 types de vaccins qui ne sont pas ceux qui sont préconisées par le Royaume d'Arabie Saoudite, qu'allons-nous faire ? Donc, dès à présent, poser ces préalables-là, essayer de les régler à un niveau diplomatique, entre État et État, pour voir comment aplanir les difficultés à venir dans ce contexte particulier de Covid-19».

Et d'ajouter : «bien évidemment, il y a la rationalisation du milieu des voyagistes, on ne peut pas, dans un pays comme le Sénégal où il y a un nombre certes important de pèlerins, même si c'est pas trop comme le Nigeria ou d'autres pays beaucoup plus peuplés que nous, avoir 300 voyagistes. Il faut éviter ce qui est arrivé par le passé où des voyagistes ont encaissé des billets d'avion et des séjours et n'ont pas pu amener les pèlerins au pèlerinage. Donc nous devons anticiper, bien que c'est une question privée entre le voyagiste et le pèlerin, mais l'État ne peut pas être absent dans ces choses-là. Et nous allons mettre en place un véritable cahier de charges qui va imposer des obligations et des conditions aux voyagistes que l'Etat aussi va sécuriser en apportant sa part de responsabilité, en tant que pouvoir public, pour que tout se passe bien.

Bref l'alpha et l'oméga de cette rencontre, c'était de voir comment les pèlerins sénégalais, dans ce contexte particulier de Covid-19, pourraient faire un excellent pèlerinage, aller en paix, faire leur Hajj en paix et revenir en paix au Sénégal», résume-t-elle Monsieur Mbaye, qui a parlé au nom des voyages privés du Sénégal, a précisé que la rencontre était une prise de contact. «Je veux d'abord préciser que ce n'est pas une préparation pour le pèlerinage 2021, ce n'est qu'une prise de contact avec le ministre pour le point sur ce qui s'est passé jusqu'ici et ce qu'on peut faire dans l'avenir. J'apprécie vraiment cette démarche parce que la communication est fondamentale sur le pèlerinage. Et aujourd'hui nous avons abordé beaucoup de sujets, nous avons parlé de beaucoup de choses. Et maintenant le cahier de charges que vient d'énumérer madame le ministre, je crois que c'est fondamental.

Et donc je pense que sous peu, on va se retrouver. Il y avait déjà un cahier de charges mais il faut l'améliorer, un cahier de charges bien réfléchi. Il y a eu des séminaires à Saly, et donc il y a beaucoup de choses qui ont été dites et je pense que ça ne peut faire que du bien et aux pèlerins et aux voyagistes. Parce que le pèlerinage, c'est trois (3) niveaux : c'est le pèlerin, le voyagiste et l'État. Chacun a ses droits et on doit préserver les droits du pèlerin, nous aussi on doit faire du bénéfice en tant que business et l'Etat aussi a une politique puisque nous sommes 96% musulmans. Tous les voyagistes sont d'accord que le nouveau cahier de charges soit validée ; il y a juste quelques petites choses qu'on va augmenter».

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