Algérie: Hirak du Rif - Les familles des détenus dénoncent le maintien en détention de leurs enfants

Rabat — Les familles des détenus du Hirak du Rif au Maroc ont dénoncé le maintien en détention de leurs enfants qui "n'ont pas commis de crime" et sont juste sortis pour "réclamer des droits élémentaires et légitimes garantis par le droit international".

Dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, les familles des détenus ont exigé la libération de leurs enfants, dénonçant leur transfert de la prison "Tanger 2" vers des prisons éparses très éloignées des domiciles de leurs familles.

Hanane Haki, la sœur du détenu Mohamed Haki, qui a récemment été transféré vers la prison "Berkane", a réclamé la libération de tous les détenus, soulignant que "les familles ont déjà assez souffert".

La mère du détenu Nabil Ahamdjik s'est, quant à elle, interrogée sur la raison de l'éparpillement des détenus à travers différentes prisons du pays, jugeant "peu convaincant" le motif invoqué par la Délégation générale de l'administration pénitentiaire, sachant qu'il s'agit de "détenus politiques emprisonnés pour leurs opinions".

« Les détenus n'ont commis aucun crime. Ils sont juste sortis dans la rue pour revendiquer leurs droits élémentaires et légitimes qui sont consacrés dans les législations internationales et locales, à savoir assurer les infrastructures », a-t-elle ajouté. La mère du détenu Mohamed Djaloul, a exigé que l'on dévoile le lieu où se trouvait son fils qui a séjourné en prison environ 9 année, sans qu'il soit un criminel, a-t-elle rappelé. La mère du détenu Nasser Zefzafi, leader du "Hirak du Rif » a demandé au chef de la délégation générale de l'administration pénitentiaire, Mohamed Salah Tamek, de révéler le lieu de son fils ou de permettre à ce denier de contacter sa famille.

S'interrogeant de nouveau sur ce que les six détenus ont commis pour mériter un tel traitement, la mère de Nasser Zefzafi a appelé les institutions de l'Etat, à savoir le Conseil national des droits de l'Homme, le Parlement et la chefferie du Gouvernement, à intervenir et à dévoiler le lieu de « Nasser » et de « Djaloul», à l'instar du C.

La délégation générale à l'administration pénitentiaire avait décidé récemment du transfert de Nasser Zefzafi et de cinq de ses compagnons, vers différents établissements, sous prétexte de « leur utilisation excessive du téléphone portable et de son emploi dans le but d'envoyer des messages chiffrés ». Concernant ce prétexte, des rapports émanant des militants des droits de l'Homme au plan local, ont indiqué que la délégation « n'a nullement précisé ces enregistrements, codifications et messages chiffrés », d'autant plus que la même délégation évoque le téléphone fixe mis à disposition par les établissements pénitentiaires et non les téléphones portables.

Plus de: Algerie Presse Service

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.