Congo-Kinshasa: La gratuité de l'enseignement primaire a ses limites

Enseignants non payés, manque d'infrastructures et de moyens... La gratuité de l'enseignement primaire dans les écoles publiques, mesure phare du président Félix Tshisekedi, souffre de plusieurs maux, de l'aveu même des syndicats.

Selon le gouvernement, quelque 4 millions d'enfants supplémentaires qui n'étaient plus dans le circuit scolaire peuvent désormais suivre les cours gratuitement. Les conditions d'études posent néanmoins un sérieux problème.

« Il fallait construire de nouvelles écoles. La gratuité a créé un afflux important d'élèves qui s'agglutinent dans des salles de classe », dénonce David Diatezwa, président du syndicat national des parents (Anapeco).

Du côté des enseignants, le principe de la gratuité de l'enseignement est salué. Ceci étant, pour Cécile Tshiyombo, secrétaire générale des enseignants du Congo (Syeco), les problèmes restent nombreux. « Le problème reste entier. Les enseignants ne sont pas payés. Pas une seule de classe ou une seule école n'a été construite », déplore-t-elle.

De son côté, Didier Budimbu, vice-ministre à l'Enseignement primaire, secondaire et technique, minimise.

« Il y avait plus de 132 000 non payés, ils ont tous été pris en compte, les non payés n'existant plus. Les enseignants qui touchaient 40 à 50 USD, aujourd'hui ils sont à 170 USD. Il y a du chemin par rapport aux infrastructures, ça c'est sûr et par rapport à la formation aussi. La gratuité a réussi. Ces écoles [surpeuplées et où les enseignants ne sont payés] ne font même pas 10 % au niveau national », a-t-il tenu à souligner.

Dans ce secteur, se pose aussi un problème de transparence. L'Inspection générale des finances (IGF) a relevé des malversations financières, que ce soit dans la paie des enseignants ou dans le recensement des écoles.

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