Afrique de l'Ouest: 58éme SOMMET ORDINAIRE DE LA CEDEAO - La situation politique, sécuritaire et économique de la sous-région passée au peigne fin

25 Janvier 2021

Les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont une nette idée de la situation politique, sécuritaire et économique qui prévaut dans la sous-région ouest-africaine.

Ce samedi 23 janvier, ces dirigeants ont profité du 58è sommet ordinaire de la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement tenue par visioconférence pour passer au peigne fin la situation sous-régionale au plan politique, sécuritaire et économique.

Aussi le sommet auquel le président de la République Alassane Ouattara a pris part, a-t-il examiné les rapports sur la situation sociopolitique au Mali, le programme de la monnaie unique de la CEDEAO et le plan régional de lutte contre la pandémie de Covid-19.

Dans son allocution d'ouverture, le président de la République du Ghana, Nana Akufo-Addo, président en exercice de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, s'est félicité de la tenue de ces assises et a rappelé l'urgence d'agir pour adresser la question de la crise sanitaire liée à la Covid-19.

Il a, ensuite, félicité ses homologues ivoirien et burkinabè qui ont été réélus à la magistrature suprême de leur pays au cours de l'année dernière.

Pour terminer, le président ghanéen a invité le sommet à accorder une attention particulière à la situation sécuritaire au Sahel, qui demeure préoccupante.

Le président de la Commission de la CEDEAO, JeanClaude Brou, a, pour sa part, noté que l'année 2020 a été difficile avec la pandémie de coronavirus, qui a paralysé l'activité économique et sociale dans la sous-région.

C'est pourquoi, il a invité les Etats de la communauté à mettre un accent particulier sur la problématique de la vaccination qui devient une nécessité urgente pour la région, tout en maintenant les protocoles actuels en matière de lutte contre cette pandémie pour freiner la deuxième vague de contamination.

Avec la récession économique enregistrée au niveau de la sous-région en 2020 et la dégradation de tous les indicateurs macro-économiques, le président de la Commission de la CEDEAO a salué la décision des chefs d'Etat et de gouvernement d'exempter les Etats membres du respect des critères de convergence en 2020 et de différer la création de la monnaie unique de la CEDEAO.

Toutefois, a-til tenu à souligner, les perspectives sont bonnes avec un retour prévu de la croissance économique en 2021. Sur le plan politique, l'année 2020 a permis, selon lui, de consolider l'ancrage démocratique de la communauté avec l'organisation, par six pays, d'élections présidentielles et législatives, qui se sont globalement bien déroulées.

Il a cependant relevé que la question sécuritaire au Sahel devra occuper une place de choix au cours du sommet. Jean-Claude Brou a également annoncé que les discussions engagées dans le cadre de l'union douanière ont permis aux Etats membres de la CEDEAO d'être prêts pour le lancement de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine, effective depuis le 1er janvier 2021.

Pour terminer, le président de la Commission de la CEDEAO a indiqué que toutes les institutions de la communauté continueront d'œuvrer pour la consolidation de la paix et de la prospérité dans la sous-région.

Au terme de la cérémonie d'ouverture, les chefs d'Etat et de gouvernement se sont retrouvés pour une session à huis clos. A l'issue de cette session à huis clos, une cérémonie de clôture a été organisée au cours de laquelle le Président Nana AkufoAddo, président en exercice de la CEDEAO, s'est réjoui du dynamisme du projet d'intégration de la CEDEAO ainsi que de la solidarité qui existe entre les pays membres de la communauté.

Il a, enfin, rendu un vibrant hommage au président du Niger, Mahamadou Issoufou, qui assistait à son dernier sommet en qualité de président de la République.

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