Afrique de l'Ouest: Développement du football - La Zone Ufoa A mise sur des projets innovants

25 Janvier 2021

L'avenir du développement du football est au cœur des préoccupations de la Zone A de l'Union des fédérations ouest-africaines de football (Ufoa) qui tenait son Assemblée générale ordinaire samedi dernier, à Praia. Pour développer la Zone et la rendre compétitive, le bureau exécutif de l'instance compte organiser de nouvelles compétitions et en ramener d'autres comme les Coupes Cabral et Eyadéma.

Cette première assemblée de l'Ufoa tenue dans la capitale cap-verdienne a permis d'examiner plusieurs points parmi lesquels le développement du football. Le bureau exécutif a réaffirmé sa volonté de développer sa zone et la rendre plus compétitive. Cela passe, selon le président Antonio Souaré, par la création de bonnes structures, mais aussi de conditions pour jouer au football. «Le ballon doit rouler et dans toutes les catégories. Aujourd'hui, avec l'appui de la Fifa, tout le monde va jouer le championnat féminin. Ce sera une première en Afrique, ça n'a jamais existé», s'est félicité le président de l'Ufoa.

Antonio Souaré estime que la Zone doit compétir : «La base, le socle de notre football, ce sont les zones, en misant sur toutes les catégories, de 15 ans jusqu'aux équipes nationales». Et de rappeler que la Covid-19 a bloqué toutes les compétitions qu'envisageait de créer la Zone ouest. Aujourd'hui, la Zone Ufoa A, selon son président, veut faire ramener «les compétitions aussi importantes comme la Coupe Amilcar Cabral qui avait pris une grande envergure et la Coupe Eyadéma qui était la Coupe des clubs». Seulement, a indiqué M. Souaré, le football s'est arrêté avec l'apparition de la crise sanitaire ; même si aujourd'hui, on joue sans public pour ne pas tuer le football. L'autre nouveauté, a renseigné le président Souaré, c'est de garantir le football en tant que vecteur social permettant de promouvoir l'équité, et de favoriser la pratique sportive à l'échelle scolaire.

Sur ce volet, la Fifa qui tient au développement du football africain s'est engagée à accompagner la Zone ouest-africaine à travers son programme « Football for schools » qui vise à rendre le football plus accessible aux garçons et filles.

La Fifa s'engage aux côtés de la Zone ouest

Selon Veron Mosengo-Omba, directeur des associations membres pour l'Afrique et les Caraïbes de la Fifa, le projet de l'instance faîtière du football mondial «serait de faire des championnats scolaires au niveau national, puis des zones et ensuite au niveau continental». L'objectif est, à l'en croire, d'améliorer l'accès des enfants au sport et promouvoir leurs compétences pour le futur. Le projet pilote a démarré au Bénin, selon Veron Mosengo-Omba. «Cela a commencé depuis deux semaines et c'était innovant», a-t-il reconnu.

Dans ce projet, les jeunes arbitres les plus prometteurs ont été identifiés et vont officier une fois le championnat scolaire mis en place. «On est en train de former des arbitres de 15 ans. On va continuer à les suivre et je pense que dans quelques années, on aura de très bons arbitres en Afrique. Ce sont autant de projets qui tiennent le président Gianni Infantino à cœur et qui m'a donné carte blanche pour développer, avec les bureaux régionaux, et aussi à travailler avec les différentes zones, les autorités locales», a-t-il noté. Un budget de 100 millions de dollars a été alloué à ce programme qui sera mis en œuvre jusqu'en 2022. Et selon M. Veron Mosengo-Omba, «si ce projet marche en Afrique, il sera développé aux Caraïbes et en Asie qui sont très intéressés».

Samba Oumar FALL, envoyé spécial à Praia

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CANDIDATURE UNIQUE À LA CAF

«C'est devenu une affaire entre les chefs d'État», selon Antonio Souaré

Le président de l'Union des fédérations ouest-africaines de football (Ufoa) a révélé samedi dernier, à Praia, à l'issue de leur Assemblée générale, qu'une candidature unique à la présidence de la Caf dans sa zone serait assez complexe. Cette question relève, d'après Antonio Souaré, d'une affaire entre les chefs d'État.

Depuis la Fondation de la Confédération africaine de football (Caf) en 1957, la Zone Ufoa A n'a jamais présidé aux destinées de l'instance continentale. Pour les élections générales de mars prochain, deux candidats, Me Augustin Senghor et Ahmed Yahya de la Mauritanie devront représenter la région ouest. Une opportunité qui se heurte malheureusement aux enjeux, si l'on en croit le président de la Zone A de l'Ufoa, Antonio Souaré. Ce dernier a souligné la complexité du problème.

«Nous sommes une famille et nous avons deux candidats au niveau de notre zone. Nous avons discuté avec eux pour une candidature unique si possible, car dans l'histoire de la Caf, c'est la première fois que notre zone a la chance d'avoir un président, comparativement aux autres zones, mais c'est un problème épineux qui se pose et qui est au-dessus de nous», a reconnu le président de l'Ufoa A. Selon lui, «on ne peut pas être candidat à la présidence de la Caf sans consulter son président de la République». Et d'ajouter : «Ce sont eux qui donnent leur quitus, leur accord avant qu'on ne présente la candidature. Pour cela, c'est un honneur pour chaque président, qu'un fils du pays puisse être le président du football africain. Ils prennent donc leurs dispositions, se consultent. Et même si aujourd'hui, nous parvenons à un accord, l'accord final sera entre les chefs d'État».

Aujourd'hui, a fait savoir Antonio Souaré, même si les candidats acceptent par respect, le dernier mot reviendra aux chefs d'État. «Eux seuls peuvent aujourd'hui décider ; c'est au-dessus de nous et nous, nous montrons notre bonne foi», a-t-il affirmé. Avec les enjeux, l'idée d'une candidature unique prônée par Me Augustin Senghor s'éloigne de plus en plus, et en attendant la validation des candidatures d'Ahmed Yahya et Patrice Motsepe qui devront patienter jusqu'au 28 janvier pour être définitivement fixés sur leur sort, la lutte promet d'être serrée. En plus du président de la Caf, les membres du Comité exécutif de l'instance continentale et du Conseil de la Fifa seront eux aussi élus le 12 mars prochain à Rabat. Selon Souaré, «tout ce qui doit être privilégié, et à tous les postes, c'est l'unité et l'intérêt de la Zone A».

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ORGANISATION TOURNOI UFOA B U17

La Sierra Leone suspendue à la décision de la Caf

Alors que la Zone Ufoa B U17 vient de baisser les rideaux sur son tournoi qualificatif à la Can de la catégorie prévue en mars prochain au Maroc, la Zone Ufoa A se trouve toujours dans l'expectative. En effet, elle devait tenir sa compétition du 12 au 21 décembre à Freetown, en Sierra Leone, mais le pays hôte s'était désisté au dernier moment. Le Sénégal s'était porté volontaire pour prendre le relai mais n'avait pas reçu l'aval de la Caf. Samedi dernier, lors de l'Assemblée générale ordinaire de l'Ufoa A, à Praia, cette question a été au centre des préoccupations et le président Antonio Souaré a relevé qu'officiellement, le tournoi est toujours prévu en Sierra Leone. Le problème qui s'est posé, a précisé le patron de la zone ouest, n'est pas lié aux installations sportives, mais plutôt aux tests d'Imagerie à résonance magnétique (Irm) pour déterminer l'âge des joueurs.

«La Sierra-Leone a fait une proposition et nous ne pouvons prendre de décision à notre niveau. Nous avons alors décidé de remonter l'information au niveau de la Caf qui va décider. Si cela ne convient pas, soit ils acceptent la condition de la Sierra Leone et la compétition y sera organisée comme prévu au départ, soit, au cas contraire, un autre pays sera choisi. Mais, pour le moment, une proposition a été faite au niveau de la Caf qui a le dernier mot».

Ces dernières années, la fraude sur l'âge est devenue monnaie courante chez les petites catégories. Récemment, le Togo, pays hôte du tournoi Ufoa B U17, a été disqualifié par la Commission des compétitions des jeunes de la Caf après l'échec de deux joueurs aux tests Irm. Selon les dispositions en vigueur, si un seul joueur est épinglé, toute l'équipe est disqualifiée et les matchs joués annulés.

Plus de: Le Soleil

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