Afrique Centrale: Vaccin contre le Covid-19 - Le feu vert de la Cemac

C'est le résultat de quatre jours d'échanges entre experts, comités scientifiques, Organisation mondiale de la santé, Union africaine et ministres en charge de la Santé dans la sous-région.

Les ministres en charge de la Santé de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) viennent d'approuver le vaccin anti-Covid-19 dans tous les pays de la sous-région. Cette décision commune a été prise au terme d'une concertation de quatre jours. Réunis le 22 janvier dernier par visioconférence, les ministres de la Santé du Cameroun, de la Centrafrique, du Tchad, de la Guinée équatoriale, du Gabon et du Congo ont décidé de mettre à la disposition des populations un vaccin efficace contre le coronavirus, dans les plus brefs délais. « D'ici six mois ou, au plus tard à la fin de cette année, il y aura au moins 20% de doses de vaccin pour tous les pays de la Cemac », a précisé le Dr Manuel-Nso Obiang Ada, secrétaire exécutif de l'Organisation de coordination pour la lutte contre les Endémies en Afrique centrale (Oceac).

Organisée par la Cemac, avec l'entremise de l'Oceac, la validation du document de positionnement sous régional sur la vaccination contre le Covid-19 en Afrique centrale a été précédée du 19 au 21 janvier des travaux en atelier. Experts techniques et membres des comités scientifiques ont échangé sur l'importance de la vaccination, l'identification des vaccins recommandables, l'approvisionnement et l'harmonisation des vaccins en zone Cemac. Avec plus de 60 000 cas et 900 décès, les conséquences économiques de la pandémie d'après le ministre camerounais de la Santé mènent à la récession et amplifient la pauvreté et la précarité. « Le vaccin anti-Covid-19 apparaît comme une solution durable dans la lutte contre cette pandémie qui menace la résilience de nos économies fragiles et le processus d'intégration sous régionale promu par les différents chefs d'Etats », a déclaré Manaouda Malachie. Ses homologues et lui restent préoccupés à l'idée d'une seconde vague de contamination suite aux diverses variantes enregistrées depuis quelques temps. « Il faut établir une stratégie sous régionale de vaccination dans les meilleurs délais et se doter des capacités de négociation face aux laboratoires », a relevé Fatima Haram Acyl, vice-présidente de la Commission de la Cemac.

Les ministres en charge de la Santé comptent ainsi développer des stratégies nationales de communication en faveur de la vaccination. Ceux-ci s'engagent à accélérer la finalisation des plans nationaux en vue d'atteindre les 80% du niveau de préparation recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). ILs privilégient une approche de financement centralisée pour une acquisition communautaire des vaccins efficaces et à moindre coût. L'OMS s'engage dès lors à rendre le vaccin disponible à toute personne vulnérable. « Nous sommes en train de négocier avec des firmes pour que les doses disponibles soient distribuées de manière équitable », a déclaré le Dr Maria Rebollo, représentante de la directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique. L'Union africaine a d'ores et déjà sécurisé 270 millions de doses, apprend-on.

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