Centrafrique: La crise sécuritaire responsable de la hausse des prix alimentaires

Les prix des produits alimentaires de base importés ont enregistré une hausse de 15% à 240%, selon le dernier bulletin de suivi des prix de l'Icasees.

Les prix des denrées alimentaires de base importées ont enregistré une hausse de 15% à 240% selon le dernier bulletin de suivi des prix, de l'Institut centrafricain de la statistique, des études économiques et sociales (Icasees), en partenariat avec la Banque mondiale (BM). Cette flambée des prix résulte de la vague d'insécurité et du blocage du corridor commercial entre Douala, la capitale économique du Cameroun, et Bangui (Centrafrique).

Un millier de camions transportant des denrées essentielles, de l'aide humanitaire et des produits chimiques pour le traitement de l'eau sont bloqués à la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique. Les prix d'autres produits locaux (huile de palme, manioc et bœuf) ont également augmenté (entre 16 % et 44 %). Ceci en raison des perturbations de l'approvisionnement interrégional provoquées par l'intensification du conflit armé dans la région. Les épices, telles que le sucre, le sel, l'oignon et l'ail sont des principaux produits qui ont connu une hausse rapide au cours de la première semaine de janvier 2021 et dont les prix de certains ont triplé. Ce qui a influencé les comportements des prix sur le marché de Bangui.

Cette nouvelle vague de hausse et volatilité des prix est plus forte et rapide que celle enregistrée au début de la pandémie de Covid-19, en juillet 2020. «Ces développements sont alarmants et touchent les personnes les plus pauvres qui ressentent déjà les conséquences négatives de la flambée des prix, n'ayant pas de réserves alimentaires ni d'économies pour y faire face », a indiqué Han Fraeters, responsable des opérations de la BM pour la Centrafrique.

Expliquant: «Les enjeux sont très importants et la situation actuelle doit être traitée de toute urgence pour éviter d'annuler des progrès durement acquis, en matière de développement et de faire basculer davantage de personnes dans la pauvreté extrême ». Après le ralentissement économique lié à la Covid-19 et les inondations d'octobre, la République centrafricaine, où plus de 70 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, subit maintenant son troisième choc en six mois.

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