Sénégal: Publication des textes d'application de la loi relative a la fonction publique locale - Les travailleurs des collectivités locales pressent le gouvernement

27 Janvier 2021

Le Syndicat Unique des Travailleurs des Collectivités Locales du Sénégal (Sutracols) a tenu un point de presse hier, Mardi 26 janvier, pour mobiliser ses troupes afin de barrer la route à toutes les initiatives visant à reléguer au second plan la publication des textes d'application permettant la mise en œuvre de la loi relative à la fonction publique locale. L'intersyndicale des travailleurs des collectivités locales du Sénégal, dans sa plateforme revendicative, a inscrit en effet, depuis plusieurs années, la nécessite d'une profonde réforme des textes régissant le personnel de l'administration territoriale.

Selon Cheikh Bamba Diop, secrétaire général de Sutracol/FC, malgré l'adoption de la loi relative à la fonction publique locale adoptée en mars 2011, dix ans après, les lenteurs administratives et les atermoiements des autorités gouvernementales bloquent son application du fait de l'absence des textes d'application. « Le Sutracol/FC comme de tradition s'adresse à l'ensemble des travailleurs de nos collectivités territoriales, en particulier à nos membres, à chaque fois que de besoin et que la situation sociale le recommande. De mars 2011 à mars 2021, dans deux mois pour dire, ce sera la date d'anniversaire des dix (10) ans depuis que la loi sur la fonction publique locale a été votée par l'Assemblée nationale et à ce jour, les travailleurs attendent toujours d'être édifiés sur leur statut : "A quand le statut? », s'est désolé Monsieur Diop.

Le secrétaire général de Sutracol a fait savoir dans la foulée que les travailleurs ont été redéployés dans différentes collectivités sous prétexte de leur trouver des attaches pour leur intégration dans la fonction publique locale. « Pendant ce temps, des réformes dans le domaine de la décentralisation sont vite passées comme lettre à la poste. L'Acte 3 en est une parfaite illustration, la loi votée 1e 28 décembre 2013, les élections ont eu lieu six mois après, soit le 29 juin 2014. Pourtant, cette réforme bien que plus vaste que le statut du travailleur municipal a été mis en branle et exécuté rapidement.

Telle est la volonté du maitre des lieux ». Cheikh Diop, le patron de la Cnts/Fc enfoncera le clou : « « Durant ces années d'attente, c'est soit des décrets à pondre, soit des changements de ministres et le pauvre travailleur croule sous le poids de ses droits bafoués ( retards chroniques et arriérés de salaires, plans de carrières perturbés, absence de prise en charge médicale, manque de couverture sociale,...).

Autant de disfonctionnements sans solution, pas de vision claire sur l'effectivité de la fonction publique locale tant attendu et pendant ce temps, les rêveurs debout pensent instaurer une seconde cacophonie en versant à nouveau dans une autre impréparation, la suppression des villes». Pour toutes ces raisons, les travailleurs des collectivités territoriales ont dit en masse NON aux réformes avant l'achèvement totale de celle sur la fonction publique locale.

Pour y arriver, ils exigent sans délai : « l'effectivité de la fonction de la fonction publique locale pour tous les travailleurs et dans toutes les collectivités territoriales du pays ; la mise en place de la structure dédiée fonctionnelle et avec les moyens adéquats », entre autres revendications.

Plus de: Sud Quotidien

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