Mali: Le président de transition, Bah Ndaw, reçu à Elysée

Après le Mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, le Nigérien Mahamadou Issoufou et le Tchadien Idriss Deby Itno, le président de la transition malienne, Bah Ndaw, a déjeuné à l'Elysée avec le président français, Emmanuel Macron. Au menu des discussions, entre autres, la tenue du sommet du G5 Sahel, prévu les 15 et 16 février au Tchad.

Le chef de l'Etat français, Emmanuel Macron, a reçu en déjeuner le président de la transition malienne, Bah Ndaw, en présence du chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian et de la ministre des Armées, Florence Parly. Les échanges ont porté sur le prochain sommet du G5 Sahel, prévu les 15 et 16 février à N'Djamena, au Tchad. C'est dans cette perspective que Macron mène une série de rencontres bilatérales avec les dirigeants des pays du G5 Sahel. C'est aussi la première visite officielle, hors de la CEDEAO, de Bah Ndaw.

Paris mène des consultations avant le sommet du G5 Sahel

Le président de la République française a déjà reçu les chefs d'Etat mauritanien Mohamed Ould el-Ghazouani, nigérien Mahamadou Issoufou, et chadien Idriss Deby Itno. Cette rencontre est une reconnaissance diplomatique au président malien de transition. La veille, les autorités maliennes ont annoncé la dissolution du Comité national pour le salut du peuple, l'organe formé par des militaires ayant renversé Ibrahim Boubacar Keïta, en août 2020. Il s'agit-là des exigences de la CEDEAO. Cette junte avait adopté une charte pour une transition de 18 mois.

Une délégation ministérielle du Mali s'est rendue récemment à Kidal pour relancer les accords de paix d'Alger. Or, la France milite pour leur mise en œuvre rapide. De quoi satisfaire Paris. C'est Bah N'daw qui représentera le pays, lors du sommet du G5 Sahel du Tchad. A Ndjamena, il sera question de la situation sécuritaire au Mali et dans la zone sahélienne. Paris a récemment fait part de son intention de réduire sa présence militaire dans la région.

Polémique autour de la présence française au Mali

Actuellement 5100 soldats français sont déployés au sein de la force Barkhane. La présence militaire française suscite des critiques au Mali. En témoigne la manifestation organisée, le 20 janvier, dans la capitale Bamako. L'armée malienne a annoncé l'élimination d'une centaine de djihadistes, pendant d'une opération d'envergure menée conjointement par les armées malienne et française (du 2 au 20 janvier). Des opérations vivement critiquées. Ainsi, a été ordonnée par le chef d'état-major de l'armée malienne une enquête sur les circonstances de la mort d'au moins 3 djihadistes faits prisonniers. Des ONG appellent à une investigation indépendante sur au moins une frappe aérienne française non loin du village de Bounti.

Vivement, la fin de la polémique avant le sommet

Paris « espère vraisemblablement que la polémique se sera estompée à l'approche du sommet au Tchad, où le bilan de l'opération sera sans doute mis en avant », a déclaré une source onusienne. Le président Emmanuel Macron a d'ores et déjà prévenu qu'il comptait « ajuster les efforts » français dans la région. Pour alléger son fardeau, Paris mise beaucoup sur la nouvelle force Takuba, un groupement de forces spéciales européennes chargé d'accompagner l'armée malienne au combat. A l'occasion du 60e anniversaire de l'armée, Bah Ndaw, le nouvel homme fort du Mali a renouvelé la gratitude de son pays « envers la communauté internationale, dont les armées sont à nos côtés et dont les soldats risquent leur vie pour la libération de notre pays », a- t-il déclaré.

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