Cote d'Ivoire: Film d'animation - « Aya de Yopougon » désormais classé dans les grands succès Netflix

A la fois drôle, édifiant et plein de créativité, « Aya de Yopougon » continue de faire son chemin après sa sortie en 2012. Le film d'animation ivoirien a été récemment classé comme gros succès de Netflix, au même titre que les productions américaines « The trap » et « Isn't it romantic ».

« Aya de Yopougon » est l'un des films d'animation africains ayant connu un succès international. Inspiré de la bande dessinée de l'écrivaine et réalisatrice ivoirienne Marguerite Abouet, la production a été récemment classée parmi les gros succès de Netflix à cause de sa forte demande par les utilisateurs de cette plateforme de vidéo en streaming.

Coréalisé en 2012 par Marguerite Abouet et Clément Oubrerie, « Aya de Yopougon » est une évocation de l'Afrique noire à travers le quartier populaire d'Abidjan, Youpogon, dans les années 1970. Le récit met en lumière trois copines, jeunes et belles, dont le destin guide la trame du scénario. Aya, la plus sérieuse, rêve de faire de brillantes études pour devenir médecin. Adjoua et Bintou, quant à elles, sont clairement sur le terrain de la chasse à l'homme.

César du meilleur film d'animation en 2014, « Aya de Yopougon » séduit les Africains de part par sa proximité avec les réalités qu'ils côtoient au quotidien. Aya est l'image d'une jeunesse féminine battante, celle qui ne pense pas juste au mariage pour réussir dans la vie et s'élever dans la société. Contrairement à Aya, Adjoua et Bintou sont le reflet d'une jeunesse perdue et égarée mais qui avec beaucoup de travail pourrait se redresser.

Malgré leurs différentes manières de concevoir le monde, ces trois jeunes adolescentes représentent aussi la diversité et la capacité des plus forts à soutenir ceux qui sont faibles dans leurs moments de désarroi tel que l'a fait Aya lorsque sa copine Adjoua tombe enceinte.

L'ambition des auteurs à aborder des sujets sensibles tels que le népotisme, la misogynie, la misère, l'ambition démesurée, la délinquance juvénile et biens d'autres, consiste notamment à dénoncer les maux qui minent la jeunesse africaine et éveiller les consciences sur les bons choix à opérer. L'Afrique bonne enfant et haute en teneur folklorique qui ressort du film rend hommage à la beauté et à la culture du continent.

Notons que l'acteur et metteur en scène congolais, Pascal Nzonzi, est la voix de monsieur Sissoko dans « Aya de Yopougon ». Ce film d'environ 1h 27 min a déjà généré plus de 150 millions au box-office.

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