Gabon: La nouvelle vague de contamination au Covid-19 incite les autorités à fermer ... les frontières terrestres

Libreville — S'il est fort connu que la principale voie de contamination à la Covid-19 provient des centaines de milliers de mouvements des passagers qui se rendent d'un pays à l'autre, même présentant un test PCR négatif, l'on est tenté de penser que le voyageur n'est pas pour autant immunisé jusqu'à la fin de son déplacement.

La décision des autorité gabonaise de fermer uniquement les frontières terrestres, d'ailleurs difficilement contrôlables depuis des décennies au Gabon, donne un goût d'inachevé et donc une mesure partielle favorable à l'entrée des variants sur le sol national pour les ressortissants provenant des pays présentant cette mutation du virus Covid-19.

Le respect strict des mesures barrière par toute la population gabonaise et notamment le port correct du masque aurait bien évité des bilans approximatifs de la situation épidémiologique au Gabon qui fait partie des pays les moins touchés par la pandémie, certainement à cause, en partie, de sa faible population et de son mode de vie alimentaire et son usage régulier des plantes médicinales. Une tradition bien ancrée depuis plusieurs générations au sein des familles.

Le gouvernement, qui ne baisse pas les bras pour endiguer la montée réelle des infection à la Covid-19, avait déjà annoncé le 22 janvier, des nouvelles mesures pour réduire la propagation de l'épidémie.

La montée de la pandémie qui fait peur au gouvernement

Le Samedi, 30 janvier, c'est un officier supérieur mandaté par le ministère de la défense qui annonça sur la principale chaine de télévision nationale, la fermeture des frontières terrestres, dès 18 heures.

Pour ce dernier, « cette mesure est prise par principe de précaution et sera applicable jusqu'à nouvel ordre sauf autorisation spéciale de sortie et d'entrée délivrée par les autorités habilitées ».

Rappelons qu'au 29 janvier 2021, le Gabon compterait 420 cas de malades de Covid-19, 34 hospitalisations et réanimations, et 68 morts.

Malgré la précipitation et la surprise de cette décision, il est à craindre une flambée des prix des produits de première nécessité et notamment ceux qui transitent par la route en provenance du Cameroun et de la Guinée-Equatoriale voisin et dans une moindre mesure, indirectement du Tchad, du Congo Brazzaville, de la Centrafrique et du Nigeria via le Cameroun.

Quelque soit les cas de figure, les semaines prochaines seront révélatrices de la situation économique des Gabonais au quotidien car depuis plus d'un an, les importations en provenances d'Asie, des Emirats Arabe unis ou d'Afrique du Sud ont baissé de fréquence malgré l'engouement certain des commerçants Ouest-Africains résidant au Gabon, qui rivalisent d'ingéniosité pour importer toute sorte de produits malgré les délais plus longs des transport par bateau.

Si, selon certaines sources non officielles, 1/3 des personnes positives au coronavirus sont des cas importés, il n'en demeure pas moins que le Gabon représenterait un substrat de contamination à la Covid-19, si les frontières ne sont pas totalement fermées.

Faire la part belles aux compagnies aériennes qui continuent à desservir la capitale gabonaise, Libreville, revient alors à appliquer une mesure discriminatoire avec son lot de conséquences sur les populations, et ce, pour des intérêts économiques.

Si l'intégration régionale a avancé à grands pas en Afrique de l'Ouest, elle demeure peu appliquée en Afrique centrale au sein des pays de la Communauté des Etats de l'Afrique centrale malgré des décennies de rencontres entre les chefs d'Etat et des département concernés par la libre circulation des personnes et des biens dans la sous-région.

Le Comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre l'épidémie à coronavirus au Gabon (Copil), reconnait toutefois que la province de l'Estuaire qui comprend la capitale, Libreville, regroupe la majorité des cas contaminés avec 7 075 cas confirmés depuis mars 2020.

Le premier malade du Covid-19 est bien arrivé via l'aéroport international de Libreville en mars 2020. Depuis, malgré les efforts des autorités sanitaires aux frontières, certains cas passent par les mailles du filet pour grossir le nombre de contaminations dans le pays.

Où en est-on avec la vaccination ?

53 morts à Gibraltar en 10 jours après le début des injections expérimentales d'ARNm COVID de Pfizer. C'est un avis très éclairé sur la vaccination !

Selon un communiqué du gouvernement de Gibraltar rendu public le 17 janvier 2021,

"Gibraltar a enregistré 13 autres décès liés à Covid au cours d'un week-end "dévastateur", ce qui a porté le nombre de décès à 43 depuis le début de la pandémie. Au cours de la seule semaine dernière, 27 personnes sont décédées soit directement à cause du virus, soit alors qu'elles étaient infectées par celui-ci. Neuf décès liés au Covid ont été enregistrés dimanche, le pire en une seule journée depuis la crise de santé publique d'il y a près d'un an."

Aujourd'hui, l'Allemagne déconseille le vaccin AstraZeneca pour les personnes âgées de plus de 65 ans !. L'avis de la commission de vaccination allemande, remis au ministère de la Santé, précise que "les données disponibles actuellement sont insuffisantes pour évaluer l'efficacité du vaccin au-delà de 65 ans".

C'est un revers pour le laboratoire britannique déjà sous pression des Européens à propos de ses livraisons. Faute de preuve d'efficacité pour les plus âgés, "le vaccin COVID-19 d'AstraZeneca est actuellement recommandé uniquement pour les personnes âgées de 18 à 64 ans", écrit la commission de vaccination (STIKO) dans un document consulté par l'AFP.

Cette recommandation nationale intervient alors que le régulateur sanitaire européen doit se prononcer sur l'autorisation du vaccin britannique pour le continent.

AstraZeneca a vivement répliqué aux experts allemands, assurant que "les dernières analyses (...) confirment l'efficacité du vaccin dans le groupe des plus de 65 ans", selon un porte-parole. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a abondé, jugeant que le vaccin est "très bon et efficace", offrant "un haut degré de protection".

L'Afrique sera-t-elle le champ expérimental pour que le vaccin gagne en acuité ?

La production d'un vaccin pour chaque tranche d'âge sème le trouble dans les esprit et met en doute son efficacité sur le long terme. Faudra-til se faire vacciner plusieurs fois en fonction de la tranche d'âge. Les observateurs y voient là une action commerciale qui met déjà en conflit plusieurs groupes pharmaceutiques. Nous y reviendrons.

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