Gabon: Séminaire sur la gestion de la chaleur chez la volaille

Libreville — La Gabonaise de Chimie a organisé le 28 janvier dernier à son point vert de Ntoum, un séminaire sur le thème: La gestion de la chaleur chez les volailles. Il s'agissait de présenter aux participants, après quelques généralités, les origines, les conséquences et les moyens de lutte contre la chaleur.

« En général, nous observons au Gabon une alternance des saisons humides et sèches et tout comme les humains, les animaux vont adapter leur comportement en fonction de la température extérieure », a expliqué Sandrine Guindjoumbi, vétérinaire conseil et animatrice de séminaire. Selon cette dernière, « les origines de la chaleur sont diverses. Nous avons la saison chaude qui s'étale de janvier à Mars, la mauvaise orientation des bâtiments d'élevage dont la longueur doit être perpendiculaire aux vents dominants et les densités trop élevés d'animaux dans les bâtiments. La norme voudrait que l'on ait 6 poules au mètre carré ».

Les conséquences directes de la chaleur sur la volaille seront la hausse de température à l'intérieur des bâtiments, un stress thermique qui va se caractériser par leur agitation, une respiration accélérée, des poules avec des becs ouverts et des ailes écartées.

Comme moyens de lutte, La Gabonaise de Chimie préconise de revoir le nombre d'abreuvoirs disponibles et en rajouter au besoin, éliminer tous les obstacles à une bonne ventilation du bâtiment (poussières, toiles plastiques..), s'assurer que l'eau soit toujours disponible et la plus fraîche possible et enfin, apporter des compléments vitaminés tels que la Vitamine AD3EK+C et l'AMINTOTAL dans l'eau de boisson.

Survient également une modification du comportement alimentaire avec une augmentation de la consommation de l'eau, une diminution de la consommation de l'aliment et de la production; du picage à cause d'une augmentation de l'agressivité des volailles entre elles et vis-à-vis du volailler et pour finir des mortalités subites de façon isolée dans le bâtiment ou dans les pondoirs avec une raideur des pâtes et une pâleur des crêtes.

Mme Guindjoumbi conseille de revoir le nombre d'abreuvoirs disponibles et en rajouter au besoin, éliminer tous les obstacles à une bonne ventilation du bâtiment, poussières, toiles plastiques ; et s'assurer que l'eau soit toujours disponible et la plus fraîche possible et enfin apporter des compléments vitaminés dans l'eau de boisson.

Comment prévenir et réduire le stress thermique chez les volailles ?

Autour de Libreville prolifèrent plusieurs installations d'élevage de volaille. Les poulets de chair à croissance rapide et les poules pondeuses à forte production sont particulièrement sensibles au stress de chaleur. Ce phénomène est dû au fait que ces animaux de production ont besoin de fortes rations alimentaires. L'ingestion, la digestion, l'absorption et le métabolisme des aliments génèrent inévitablement de la chaleur dans l'organisme de l'animal. Un processus qui peut se traduire par un stress de chaleur si les températures ambiantes sont élevées. C'est la combinaison de la température ambiante et du taux d'humidité relative qui détermine le niveau de stress de chaleur.

L'image 4 montre qu'un taux d'humidité relative entre 45 et 75 % combiné à une température ne dépassant pas 30 degrés Celsius reste confortable pour les volailles. Chez la volaille, l'alimentation est un facteur essentiel dans la prévention du stress de chaleur. Donner aux animaux des aliments de bonne qualité signifie limiter l'usage des protéines et optimaliser les acides aminés. Les éleveurs doivent augmenter la densité énergétique de l'aliment en donnant aux animaux un aliment en granulé. D'autre part, l'adaptation des heures d'alimentation est aussi un bon moyen pour apporter un soutien aux animaux dans un climat chaud.

FICHE TECHNIQUE

La volaille dispose d'une température corporelle autour de 41°C. C'est à cette température que ses organes fonctionnent correctement et si cela varie trop on observe des conséquences plus ou moins graves. La volaille est donc comme nous homéotherme. La température de confort d'un poulet adulte est autour de 20°C. Lorsque la température augmente, la volaille diminue sa production de chaleur et met en œuvre des processus de perte de chaleur par contact de la peau avec l'environnement: Ainsi, les poules augmentent leur fréquence cardiaque, dilatent leurs vaisseaux au niveau de la peau et des zones d'échanges privilégiées car dépourvues de plumes isolantes (les pattes, la crête, les barbillons... ).

On peut aussi observer qu'elles recherchent des zones froides et ventilées et qu'elles écartent les ailes pour augmenter la surface d'échange et présenter des zones moins emplumées. Chez le poulet, étant donné le réflexe de sous nutrition à partir de 23°C, sa croissance est réduite dès cette température jusqu'à pratiquement se stopper à partir de 28°C. Cette baisse de consommation peut entraîner aussi des problèmes de carence d'acides aminés toujours nécessaires à la volaille.

Ceci peut donc amener une baisse de rentabilité d'un lot d'été malgré une baisse de l'indice de consommation jusqu'à 28°C (augmentation au-delà). Pour la poule pondeuse, c'est d'abord le calibre de l'œuf qui est impacté par une augmentation de la chaleur. En effet, le poids de l'œuf réduit de 0.4% par degré entre 24 et 28°C. Au-delà, il perd 0.8% par degré en moyenne. Puis, lorsque les températures atteignent 30°C, le taux de ponte est de plus en plus impacté.

Pour limiter les conséquences des chaleurs, le parcours emprunté par la volaille doit être frais et ombragé. Frais, c'est à dire avec un vrai couvert retenant l'humidité. Ombragé, c'est à dire que si le parcours n'est pas arboré, installer des zones d'ombre. Le bâtiment ne doit pas trop monter en température la journée et être frais la nuit. Pour cela, il est important qu'il y ait une bonne aération dans le bâtiment, une isolation correcte, une orientation réfléchie et des matériaux clairs. Ne pas hésiter à jouer sur les différentes trappes (exposées ou non au soleil) pour faciliter la ventilation. Les densités en bio permettent de limiter le dégagement de chaleur des volailles.

En résumé, la chaleur a un impact sur les volailles qui peut entraîner une perte économique plus ou moins importante en fonction des élevages et des objectifs des éleveurs. Il est cependant possible de limiter ces problèmes en prenant des mesures préventives. Celles-ci consistent à combiner entre elles des solutions peu coûteuses et à tester avant de faire des frais dans du matériel certes efficace mais pouvant être onéreux.

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