Sénégal: Convoqué à la section de recherches ce lundi, pour affaire de mœurs - Ousmane Sonko refuse de déférer

Les militants d'Ousmane Sonko préparent leur char pour défiler dans Dakar.
8 Février 2021

Ousmane Sonko, le leader de Pastef-Les Patriotes, est formel : il ne déférera pas à la convocation que la Section de Recherches de la gendarmerie lui a servie pour ce jour, lundi 08 février, à 10 heures. Le député et ancien candidat à la présidentielle qui est indexé par les autorités judiciaires dans une affaire de mœurs a requis le respect de la loi et des règlements du pays qui impliquent l'impossibilité de convoquer un député en cours de mandat, sans lever son immunité parlementaire.

Ousmane Sonko, le leader politique de Pastef-Les Patriotes, est encore au centre d'un différend avec les autorités. Après la menace de dissolution de son parti, suite à la levée de fonds internationale, le voilà cette fois indexé dans une salace affaire de mœurs, particulièrement de viol à l'encontre d'une jeune masseuse d'un institut de la place. Cette affaire qui défraie la chronique depuis samedi dernier a poussé la machine judiciaire à s'ébranler contre le député et ancien candidat à la présidentielle. Face à ces accusations de viols et autres menaces de mort et par suite, à la convocation devant la gendarmerie, Ousmane Sonko a fait face à la presse dans la soirée d'hier, dimanche, pour se prononcer sur la question. Le leader de Pastef-Les Patriotes qui a évoqué les tenants et les aboutissants de cette ténébreuse affaire a parlé de « complot politique » du pouvoir pour le liquider.

Arguant de son dossier médical et de son état de santé qui lui impose des recours récurrents à la kinésithérapie, le député a rendu raison de ses séances de massage au salon mentionné. Des séances effectuées dans les règles de l'art, sans aucune connotation autre que thérapeutique, comme l'a confirmé la propriétaire du salon de massage indexé et qui est aujourd'hui soumise à rude épreuve par le pouvoir en place pour l'amener à réviser son témoignage.

Appelant les Sénégalais à la mobilisation face à cet énième coup fourré du pouvoir, via le chef de l'Etat Macky Sall et Serigne Bassirou Guèye, le Procureur de la République, Ousmane Sonko a tenu à faire savoir ouvertement que, de concert avec ses avocats conseils, il ne déférera pas à la convocation qui lui a été servie pour ce lundi. Pour l'ancien candidat arrivé troisième à la dernière présidentielle, la levée de son immunité parlementaire comme le lui permet la loi est la condition sine qua non pour qu'il puisse répondre à la convocation en question. Ce qui passe par la saisine de l'Assemblée nationale et l'activation de la procédure parlementaire requise pour lever toute immunité d'un député de la République.

Au final, Ousmane Sonko a tenu à faire savoir qu'il était plus que jamais disposé à se battre pour son projet politique, celui qu'il partage avec les Sénégalais depuis la création de son parti, et que Macky Sall et son camp cherchent vaille que vaille à liquider par tous les moyens.

Après les accusations liées ainsi aux « financements russes, les liens avec le MFDC, les financements par l'Etat islamique, la plainte pour « diffamation » portant sur les 94 milliards entre autres ... voici venue l'affaire des viols "répétitifs" sous la menace de deux pistolets, en présence de témoins et avec envoi préalable de Sms par le violeur pour annoncer son arrivée à sa victime », a fait savoir le leader de Pastef qui promet de confondre sous peu tous ses accusateurs.

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