Cote d'Ivoire: Adduction en eau potable /Construction d'une usine de production à Anyama-Dénarcadère - 1,5 million de personnes seront impactées

9 Février 2021

Un véritable ouf de soulagement pour les populations d'AnyamaDébarcadère. Le château d'eau de cette localité située dans la sous-préfecture de Brofodoumé, district d'Abidjan, va tourner à plein régime d'ici peu.

La raison, le ministre de l'Hydraulique, Laurent Tchagba, a procédé le vendredi 5 février 2021, dans le village, à la pose de la 1ère pierre d'une usine de production et de traitement d'eau potable.

A la fin des travaux, ce n'est pas seulement le village d'Anyama-débarcadère, qui sera « arrosé» en eau potable, mais aussi tous les villages environnants (5 au total) , et surtout les personnes résidant dans les quartiers d'Abobo- Biabou, Abobo-Belleville, Abobo-Baoulé, Cocody- Angré Chu, Abatta, Djorogobité, Bingerville, Bessikoi, Akandjè, Kffakoi et Brofodoumé.

En somme, la réalisation de ce projet, a indiqué Laurent Tchagba, permettra d'améliorer les conditions d'accès à l'eau potable de près de 1, 5 million de personnes à l'horizon 2038 pour une production additionnelle de 150 000 m3/jour.

Il permettra surtout, selon les dires du commissaire du gouvernement, de sécuriser l'alimentation en eau potable d'Abidjan à compter de décembre 2022.

En effet, a confié le 1er responsable de l'alimentation en eau potable, si aucune réalisation n'est faite pour anticiper, le district d'Abidjan connaitra un déficit d'approvisionnement en eau potable dans les années à venir.

La mégalopole, at-il relevé, est actuellement alimentée en eau potable à partir de ressources souterraines par l'intermédiaire de forages captant les nappes d'Abidjan et du Sud Comoé à Bonoua. Cela, avec une production journalière actuelle de 640 000 m3/j.

Soit donc 430 000 m3/j pour la nappe d'Abidjan, 160 000 m3/j pour la nappe de Bonoua et 50 000 m3/j pour la nappe de Songon. « Cette production ne sera plus suffisante pour couvrir les besoins des populations dans les années à venir », a expliqué le ministre, ajoutant que des récentes études menées estiment que la demande en eau potable d'Abidjan à l'horizon 2025 sera de 860 000 m3/j et de 1 100 000 m3/j en 2030.

Soit un déficit de 220 000 m3/ en 2025 et de 460 000 m3/j en 2030 si rien n'est fait. Et, que pour ne rien arranger, les ressources souterraines de la nappe d'Abidjan sont soumises à de multiples sources de pollution.

La réalisation de cet ouvrage, vient donc résoudre ce problème qui point à l'horizon. D'une façon globale, il s'agira de la réalisation d'une station de prise d'eau de 172 000 m3/j sur la lagune Aghien ; la réalisation d'une station de traitement d'eau de 150 000 m3/ à Anyama-Débarcadère ; de deux châteaux d'eau de 5 000 m3, à Cocody Abatta ; la réalisation d'une voie d'accès reliant les deux châteaux d'eau (Cocody Abatta) à la station de traitement ( Anyama-Débarcadère) ; une ligne électrique de 10 MVA dédiée au projet et la pose de 16 km de canalisation.

Coût des travaux, 108 009 000 0000 FCFA. M. Shay Cameo, directeur général de l'entreprise israélienne Fluence Water Côte d'Ivoire, en charge de la réalisation du projet, s'est félicité de l'aboutissement du dossier grâce « au leadership du président de la République Alassane Ouattara et au soutien financier des Etats d'Israël et d'Italie ».

La réalisation de ce type d'infrastructure a-t-il noté, n'est jamais simple. « Il faut de la patience et trouver des partenaires sûrs », a-t-il estimé, tout en souhaitant que durant les deux ans de travaux, il y ait une assistance mutuelle pour « aplanir les difficultés.

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