Guinée: Ebola - Quatre premiers décès annoncés

A health worker checks a child potentially infected with Ebola being carried on the back of a caregiver at the Ebola Treatment Centre of Beni, North-Kivu province, Democratic Republic of Congo in March 2019.
14 Février 2021

Après la République démocratique du Congo, c'est autour de la Guinée. La fièvre hémorragique Ebola semble connaître une résurgence. Début février, c'est la RDC qui comptait ses premiers morts. Samedi, les autorités sanitaires guinéennes ont enregistré quatre décès, une première depuis 2016 en Afrique de l'Ouest, d'où était partie la pire épidémie de l'histoire du virus (2013-2016).

« On est vraiment préoccupés, il y a déjà quatre décès de la fièvre hémorragique à virus Ebola dans la région de Nzérékoré (sud-est), dont deux à Nzérékoré même et deux dans la sous-préfecture de Gouéké », en Guinée forestière, a déclaré samedi le ministre guinéen de la Santé, Rémy Lamah.

La Guinée semble refaire surface dans certains pays touchés lors de la dernière vague en 2016. C'est le cas de la RDC. Le 8 février dernier, le ministre congolais de la Santé Eteni Longondo annonçait, à la télévision nationale, la résurgence du virus d'Ebola à l'Est de la RDC, en précisant qu'un cas mortel avait été localisé dans la zone de Biena dans le Nord-Kivu (Est). En République de Guinée, communément appelée Guinée-Conakry, la maladie Ebola serait présente depuis janvier.

« Il y a une infirmière de Gouéké qui est tombée malade vers la fin du mois de janvier. Elle est décédée entre le 27 et le 28 janvier et a été inhumée le 1er février à Gouéké », a pour sa part dit le patron de l'Agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS), le Dr Sakoba Keïta, cité par le site GuinéeMatin.

« Parmi ceux qui ont participé à l'enterrement, huit personnes ont présenté des signes: diarrhées, vomissements et saignements. Trois d'entre eux sont décédés et quatre autres sont hospitalisés à Nzérékoré », a-t-il ajouté. Selon lui, un patient s'était « échappé » mais a été retrouvé et a été hospitalisé à Conakry.

De son côté, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a été « informée de deux cas possibles d'Ebola en Guinée-Conakry ». Un « dépistage de confirmation est en cours », a ajouté sur Twitter le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Aout 2014 - Janvier 2015 : fermeture des frontières Sénégalo-Guinéennes

Provoquant une fièvre brutale, des maux de tête, des vomissements et diarrhées, le virus Ebola a été identifié pour la première fois en 1976 au Zaïre, l'actuelle République démocratique du Congo (RDC). Sur son site internet, l'OMS explique que « l'être humain s'infecte par contact soit avec des animaux infectés (en général en les dépeçant, en les cuisant ou en les mangeant), soit avec des liquides biologiques de personnes infectées ».

« La plupart des cas surviennent à la suite de la transmission interhumaine qui se produit lorsque du sang, des liquides biologiques ou des sécrétions (selles, urine, salive, sperme) de sujets infectés pénètrent dans l'organisme d'une personne saine par l'intermédiaire d'une lésion cutanée ou des muqueuses », est-il ajouté. Depuis 1976, ce virus, pour lequel il existe deux vaccins expérimentaux mais aucun traitement curatif, a semé plusieurs fois la terreur en Afrique.

Partie en décembre 2013 de Guinée forestière, avant de se propager au Liberia et à la Sierra Leone voisins, l'épidémie en Afrique de l'Ouest s'était achevée en 2016 après avoir atteint 10 pays, dont l'Espagne et les Etats-Unis, provoquant plus de 11.300 morts pour quelque 28.600 cas recensés, à plus de 99% en Guinée (2.500 morts), au Liberia et en Sierra Leone.

Une situation qui avait occasionné la fermeture des frontières du 21 août 2014 au 26 janvier 2015 entre le Sénégal et la Guinée afin de réduire les risques et dangers liés au virus Ebola. Il s'agissait en réalité d'une fermeture partielle car les frontières maritimes et aériennes ont continué à être opérationnelles quelques semaines plus tard. L'espace aérien, par exemple, a été ouvert en novembre à la veille du sommet de la francophonie.

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