Afrique de l'Ouest: G5 Sahel - Le Tchad va déployer 1200 soldats dans la zone des trois frontières

Des soldats tchadiens

Le sommet des chefs d'Etat du G5 Sahel s'est tenu du 15 au 16 février à N'Djamena au Tchad. Les travaux ont été élargis aux pays de la région et institutions telles l'Union européenne (UA), l'Union africaine (UA), ainsi qu'aux pays arabes. A l'issue de ceux-ci, le Tchad a annoncé l'envoi de 1200 soldats dans la zone des trois frontières entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso.

Cette rencontre qui était axée sur l'avenir de cette instance dont la mission principale est d'éradiquer le terrorisme dans cette partie de l'Afrique, a permis aux participants de prendre certains engagements et mesures afin de contrer le phénomène du terrorisme.

Le président tchadien Idriss Déby Itno a décidé d'envoyer 1200 soldats dans la zone des trois frontières.

Insistant sur les désastres que sèment les groupes terroristes, le président français a appelé les Etas du Sahel à renforcer la lutte contre al-Qaïda.

« Il est urgent de renforcer à la fois la lutte contre les groupes djihadistes et le retour de l'Etat dans les pays de la région. Pour ce faire, il nous faut une action concertée et renforcer pour tenter de décapiter les organisations affiliées à al-Qaïda », a déclaré, Emmanuel Macron par visio-conférence.

En marge du sommet, le président mauritanien, Mohamed Ould El-Ghazaouani qui présidait le G5 Sahel, a passé le témoin au chef de l'Etat tchadien Idriss Déby Itno.

« Je voudrais lui exprimer toute notre reconnaissance pour les efforts et sacrifices que le Tchad ne cesse de consentir en faveur de la paix et de la sécurité dans la région. Je citerai en particulier sa décision de déployer un deuxième bataillon au profit de la force conjointe du G5 Sahel », a indiqué le chef de l'Etat mauritanien.

Pour les participants, au-delà des efforts du Tchad, il faut une mobilisation des ressources afin de permettre une montée en puissance des troupes. Ainsi, le président de la commission de l'UA Moussa Faki Mahamat a signifié que « notre constant plaidoyer se poursuivra pour la mobilisation des ressources et la montée en puissance de la force conjointe du G5 Sahel en coordination avec le secrétariat exécutif ».

A en croire certains observateurs, le terrorisme a débordé le bassin sahélien obligeant ainsi les voisins de l'est et de l'ouest à se mobiliser. D'où la présence à ce sommet du président en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao), le Ghanéen Nana Akufo Ado et du vice-président du gouvernement de transition du Soudan.

Les participants à ces assises ont par ailleurs souligné la nécessité de mobilisation des ressources financières nécessaires. Ainsi, pour le président tchadien, en plus de la stratégie militaire pour combattre les terroristes, il faut former les armées, favoriser le développement des régions où se sont installés les terroristes pour y faciliter le retour de l'État et de ses institutions.

« On est arrivé à mobiliser trois milliards d'euros de ressources supplémentaires. Une partie à peu près d'environ 40%, de ces trois milliards est en cours d'exécution, le reste doit être programmé mais c'est aussi un symbole clair de la priorité que la communauté internationale donne à ses partenaires au Sahel », a expliqué pour sa part, le ministre espagnol des Affaires étrangères également présidente de l'Alliance, Arancha Gonzales Laya.

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