Afrique de l'Ouest: G5-Sahel, une force commune pour éradiquer l'insécurité

Des soldats tchadiens
16 Février 2021

Conformément à leur mandat, les forces du G5 ont pour mission de mener des opérations en vue d'éradiquer la menace terroriste dans le Sahel et contribuer à créer un environnement favorable au développement socio-économique de la zone.

Le sommet de deux jours du G5 (15 et 16 février 2021) organisé au Tchad réunit tous les présidents du G5-Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) et le président de la République française, Emmanuel Macron qui prend part à la rencontre en visioconférence. Le sommet accueille également d'autres partenaires tels que le président de la République du Sénégal, Macky Sall.

Le G5 Sahel a été créé en 2014, dans le but de promouvoir la coopération économique et la sécurité dans la région du Sahel. Cette organisation intergouvernementale constitue une force conjointe érigée, pour apporter une réponse efficace contre le terrorisme, le trafic de drogue et toutes les formes d'insécurité constatées dans le Sahel. L'organisation joue un rôle primordial dans une zone où elle tente de contrer les attaques terroristes et des violences qui ont fait plus de deux millions de déplacés.

A cet égard, les différents Etats qui composent cette organisation se sont entendus dans le renforcement des capacités militaires sahéliennes. Cela passe par l'accroissement de l'emprise dans la lutte contre le terrorisme et la consolidation du retour des Etats dans les régions libérées. L'ultime objectif est bien entendu, de départir les populations du joug des terroristes, sous toutes leurs formes.

Depuis la création du G5, la détermination des forces du Sahel conjugués à l'implication de leurs partenaires européens ont permis d'ajuster les efforts dans cette zone pour une lutte plus efficace contre le terrorisme. D'ailleurs, l'armée française revendique d'avoir sérieusement affaibli l'organisation Etat islamique (EI) et tué plusieurs chefs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Le nombre d'attaques de camps militaires aurait baissé en 2020.

Composée d'unités provenant du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad, une organisation spéciale est mandatée pour pouvoir intervenir au-delà des frontières de ces pays dans le cadre d'une réglementation paraphée par les cinq chefs d'État du G5 Sahel.

Une présence étrangère mitigée

Malgré les efforts fournis dans la lutte contre le terrorisme par la France, sa présence militaire est de plus en plus impopulaire. Des manifestations ont été organisées, notamment en France, en marge du sommet de Pau. Le 4 décembre 2020, suite à la mort de 13 soldats français au Mali lors d'une collision entre hélicoptères en zone de combat, Emmanuel Macron avait invité les chefs d'Etat sahéliens à clarifier leur position sur la présence militaire française. Une annonce perçue par beaucoup dans la région, comme une «convocation».

D'autre part, le constat est sans appel, en dépit des succès tactiques revendiqués, le tableau demeure mitigé. Il ne se passe quasiment pas un jour sans que l'on assiste à une attaque contre ce qu'il reste de représentation de l'Etat. Les explosions de mines artisanales sont devenues monnaie courante faisant des civils les principales victimes.

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