Afrique: Ebola - La vaccination lancée en RDC et plus de 11.000 doses de vaccin attendues dimanche en Guinée

La Croix-Rouge répond à une épidémie d’Ebola en Guinée.
18 Février 2021

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) intensifie ses efforts pour endiguer les épidémies d'Ebola en Guinée et en République démocratique du Congo (RDC). Des efforts sont en cours dans ces deux pays pour renforcer la surveillance, la recherche des contacts, les tests et les traitements ainsi que pour préparer la vaccination.

« Nous travaillons dur, nous passons rapidement à la vitesse supérieure pour devancer le virus. Avec les experts et les fournitures d'urgence déjà sur le terrain, la réponse est bien partie », a déclaré jeudi la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique, lors d'un point de presse en visioconférence, depuis Brazzaville (République du Congo).

En Guinée, un vol humanitaire est arrivé le 15 février dernier à Nzérékoré, avec à son bord, plus de 700 kg de matériel médical offert par l'OMS et ses partenaires. Un lot de plus de 11.000 doses de vaccin contre le virus Ebola devrait arriver ce week-end dans le pays.

20.000 doses de vaccin prévues pour la Guinée

En outre, plus de 8.500 doses seront expédiées des États-Unis d'Amérique, soit un total de 20.000 doses.

« La vaccination devrait commencer peu de temps après », a précisé le Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique, ajoutant qu'une équipe de vaccination de 30 personnes a déjà été mobilisée.

Sur place, le personnel de l'OMS est prêt à se déployer en Guinée forestière dès que les vaccins seront reçus. L'OMS déploie également des experts pour aider les autorités sanitaires guinéennes à accélérer la réponse et à éviter des infections généralisées.

Plus de 100 membres du personnel de l'OMS, déployés dans d'autres pays et en Guinée, devraient participer à la lutte contre le virus Ebola d'ici la fin du mois de février. Une équipe de huit experts du Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique à Brazzaville partira bientôt.

D'une manière générale, l'OMS et ses partenaires travaillent avec des équipes nationales pour renforcer les capacités dans tous les domaines critiques de la surveillance et de l'intervention.

« Notre action collective et rapide est essentielle pour éviter une propagation incontrôlée d'Ebola dans le contexte de la pandémie de Covid-19, qui a déjà poussé les agents de santé et les établissements de santé au bord du gouffre », a fait valoir la Dre Moeti.

Détecter rapidement les éventuelles infections transfrontalières

L'épicentre de l'épidémie d'Ebola en Guinée étant une zone frontalière, les pays de la sous-région sont en état d'alerte élevé. Les pays limitrophes renforcent les mesures de santé publique et la surveillance dans les villes et communautés frontalières.

L'objectif est de détecter rapidement les éventuelles infections transfrontalières et d'y répondre. La réponse en cours en Guinée et la préparation des pays voisins s'appuient sur l'expérience acquise lors de l'épidémie d'Ebola de 2014-2016 en Afrique de l'Ouest.

En Guinée, sept personnes seraient atteintes du virus dans le sud-est du pays, et parmi lesquelles cinq en sont mortes.

De son côté, la RDC signale quatre cas confirmés d'Ebola, dont deux décès qui sont liés à l'épidémiologie. Dans l'Est du pays, l'OMS dispose d'une vingtaine d'experts sur le terrain qui soutiennent les autorités sanitaires nationales et provinciales.

Environ 8.000 doses de vaccin étaient encore disponibles dans le pays à la fin de la 11ème épidémie d'Ebola. La vaccination des personnes à haut risque a été officiellement lancée le 15 février à Butembo (Est de la RDC), l'épicentre de l'épidémie.

Plus de 70 personnes déjà vaccinées à Butembo, en RDC

À ce jour, près de 70 personnes ont été vaccinées en RDC. Le déploiement rapide des vaccins témoigne de l'énorme capacité locale mise en place lors des précédentes flambées par l'OMS et ses partenaires.

Plus globalement, l'Agence sanitaire mondiale de l'ONU a débloqué 1,25 million de dollars pour soutenir la réponse en Guinée et pour renforcer la préparation dans les pays voisins (Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Sénégal et Sierra Leone). En outre, le Fonds central d'intervention pour les urgences humanitaires des Nations Unies (CERF) a débloqué 15 millions de dollars pour soutenir la réponse en Guinée et RDC.

A noter que le virus Ebola est une maladie virale aiguë grave et extrêmement mortelle. Elle se caractérise par l'apparition soudaine de fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête, des nausées et des maux de gorge. Elle peut être suivie de vomissements, de diarrhées, d'une altération des fonctions rénales et hépatiques et, dans certains cas, d'hémorragies internes et externes.

A La Une: Organisations Internationales et l'Afrique

Plus de: UN News

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.