Niger: Second tour de la présidentielle - Les deux challengers, Bazoum et Ousmane, confiants

Présidentielles 2 eme Tour. Nous y sommes Nigériennes& nigériens relèvent le défi, dans un climat apaisé.
22 Février 2021
analyse

Les Nigériens se sont rendus dans les bureaux de vote, le dimanche 21 février 2021, pour le 2nd tour de l'élection présidentielle qui oppose Mohamed Bazoum et Mahamane Ousmane. Le président sortant, Mahamadou Issoufou, qui n'est pas candidat à sa propre succession, a accompli son devoir civique à Niamey, la capitale.

Les bureaux de vote ont ouvert à 8 h sur l'étendue du territoire nigérien, le dimanche 21 février 2021, à l'occasion du 2nd tour de la présidentielle. 7, 5 millions d'électeurs sont appelés à départager les deux challengers, Mohamed Bazoum, candidat du parti au pouvoir, le Parti nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS-Tarayya) et Mahamane Ousmane du Renouveau démocratique républicain (RDR-Tchanji).

Le chef de l'Etat sortant, Mahamadou Issoufou, accompagné de ses deux épouses, Aïssata Issoufou et Lalla Malika Issoufou, a voté au bureau N° 001 situé à l'hôtel de ville de Niamey, la capitale. Accueilli à son arrivée à 10h 10 par les présidents d'institution au rang desquels le président de l'Assemblée nationale, Ousséni Tinni et une nuée de journalistes, le président sortant a rempli les formalités d'usage auprès des agents du bureau de vote, avant de glisser son bulletin dans l'urne.

Quelques minutes après, il est ressorti au perron de l'hôtel de ville où se bousculaient les hommes de médias pour tendre leurs micros. Pour le président Issoufou, cette élection est le symbole que « l'alternance est en marche au Niger ». Il a précisé que le 2nd tour de la présidentielle sera un scrutin « libre et transparent », comme l'ont été ceux des 13 et 27 décembre 2020. « Le Niger est confronté à des défis immenses qui sont à la fois sécuritaires, démographiques, climatiques, sanitaires avec la COVID-19 et de développement. Je suis convaincu que quelles que soient leur ampleur, il nous faut des institutions démocratiques, fortes et stables », a-t-il souligné.

Durant ses dix années au pouvoir, a soutenu le président nigérien, bâtir ces institutions a toujours été au cœur de ses priorités, notamment à travers l'organisation d'élections libres et transparentes. «L'alternance pacifique qui a manqué au Niger depuis des décennies va se réaliser. Je suis fier d'être le premier président démocratiquement élu de notre histoire à pouvoir passer le témoin à un autre président démocratiquement élu. C'est un événement majeur pour la vie politique de notre pays », a-t-il indiqué.

« L'alternance en marche »

Mahamadou Issoufou a déclaré, que les artisans de cette alternance sont les Nigériens qui, grâce à leur maturité politique, ont hissé leur pays au rang des nations démocratiques. Le président nigérien a félicité la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour « l'excellent travail abattu » afin que le 2nd tour se déroule bien conformément aux normes démocratiques.

Après le départ du président, c'est son dauphin et candidat, Mohamed Bazoum, qui s'est présenté à l'hôtel de ville, également accompagné de son épouse, Hadiza Mabrouk. Son devoir civique accompli, il s'est confié à la presse. «C'est un sentiment de satisfaction qui m'anime au regard du calme qui a caractérisé la campagne du 2nd tour. J'ai passé plusieurs semaines dans les villages et j'ai eu beaucoup de contacts. Je souhaite que ce vote se passe dans le calme et la discipline et que le vainqueur ait la chance avec lui », a confié M. Bazoum. Il a formulé le vœu pour que la chance soit de son côté. Le dauphin du président sortant a dit aborder l'avenir avec « beaucoup de confiance et de sérénité ».

En rappel, c'est la première fois que Mohamed brigue la magistrature suprême, contrairement à son challenger Mahamane Ousmane, qui est à sa sixième tentative après avoir dirigé le Niger de 1993 à 1996. Comme à son habitude, celui-ci a voté à Zinder, sa région natale. Il a appelé au respect de la volonté des électeurs nigériens, après son vote. « Le suffrage des citoyens doit être

respecté. Si jamais les citoyens constatent que ces élections ont encore à nouveau été des élections truquées, je crains que la situation soit difficile à gérer », a déclaré Mahamane Ousmane, qui dit s'attendre à une « victoire massive ».

Sept membres de la Commission électorale nationale indépendante sont morts au cours de la journée d'hier dans l'explosion de leur véhicule qui a sauté sur une mine dans la région de Tillabéri à l'Ouest du pays, selon des sources officielles.

Plus de: Sidwaya

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