Afrique: Allocution liminaire du Directeur général de l'OMS lors du point presse sur la Covid-19 du 12 février 2021

L'équipe d'experts indépendants chargée d'enquêter sur les origines du virus responsable de la COVID-19 a terminé sa mission en Chine. Elle rédige un rapport de synthèse qui devrait en principe être publié la semaine prochaine. Le rapport final complet sera quant à lui publié dans les prochaines semaines.

Le nombre de cas de COVID-19 signalé à l'échelle mondiale est en recul pour la quatrième semaine consécutive et le nombre de décès a lui aussi chuté pour la deuxième semaine consécutive. Ces baisses s'expliquent vraisemblablement par l'application plus rigoureuse des mesures de santé publique par les pays.

En début de semaine, l'OMS a organisé une réunion mondiale avec des patients, des cliniciens et d'autres parties prenantes afin de mieux comprendre ce que l'on appelle officiellement l'affection post-COVID-19, ou « COVID-19 de longue durée ». Elle a publié un formulaire de notification des cas pour collecter davantage de données sur cette pathologie, de façon standardisée. Cela permettra d'améliorer la compréhension, la surveillance et la prise en charge clinique de cette affection.

Hier était la Journée internationale des femmes et des filles de science et je voudrais rendre hommage à toutes ces femmes scientifiques formidables qui travaillent pour l'OMS ou à ses côtés, partout dans le monde.

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Bonjour, bon après-midi et bonsoir.

Comme vous le savez, l'équipe d'experts indépendants chargée d'enquêter sur les origines du virus responsable de la COVID-19 a terminé sa mission en Chine.

Cette équipe internationale était composée d'experts de plusieurs pays : Allemagne, Australie, Danemark, États-Unis d'Amérique, Fédération de Russie, Japon, Pays-Bas, Qatar, Royaume-Uni et Viet Nam.

Des spécialistes de l'OMS, de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture et de l'Organisation mondiale de la santé animale en faisaient également partie.

Je voudrais commencer par les remercier tous pour leur travail.

Ils ont réalisé une tâche scientifique d'une grande importance dans des circonstances très difficiles.

L'équipe rédige actuellement un rapport de synthèse qui devrait en principe être publié la semaine prochaine. Le rapport final complet sera quant à lui publié dans les prochaines semaines.

Nous attendons avec impatience de recevoir ces deux rapports, qui seront diffusés publiquement.

Une autre conférence de presse réunissant toute l'équipe internationale sera organisée au moment de la sortie du rapport.

Des questions ont été soulevées quant à savoir si certaines hypothèses avaient été écartées.

J'ai parlé avec plusieurs membres de l'équipe et je voudrais confirmer que toutes les hypothèses restent sur la table et que des analyses et des études supplémentaires sont nécessaires.

Certains de ces travaux, d'ailleurs, ne relèvent peut-être pas de la compétence de cette mission.

Nous avons toujours dit que cette mission ne trouverait pas toutes les réponses, mais l'équipe a collecté des informations supplémentaires utiles qui éclairent un peu plus les origines du virus.

Cette mission est parvenue à une meilleure compréhension du début de la pandémie et a mis en évidence des domaines dans lesquels des analyses et des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Nous allons continuer de travailler pour obtenir les informations dont nous avons besoin pour répondre aux questions en suspens.

Deux membres de la mission internationale sont avec nous aujourd'hui : le Dr Peter Ben Embarek, qui en est le chef, et la Professeure Marion Koopmans, qui dirige le département Viroscience de l'Université de Rotterdam aux Pays-Bas.

Tous deux répondront à vos questions.

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Dans le même temps, le nombre de cas de COVID-19 signalé au niveau mondial a reculé pour la quatrième semaine consécutive tandis que le nombre de décès chutait lui aussi pour la deuxième semaine consécutive.

Ces baisses s'expliquent vraisemblablement par l'application plus rigoureuse des mesures de santé publique par les pays.

Nous devons tous nous féliciter de cette évolution encourageante, mais le relâchement de la vigilance est tout aussi dangereux que le virus lui-même. Le moment n'est pas venu pour les pays d'alléger leurs mesures ni pour les gens de baisser la garde.

Chaque vie perdue aujourd'hui est d'autant plus tragique que le déploiement des vaccins a commencé.

Outre les mesures de santé publique traditionnelles, le moment où nous parviendrons à enrayer la pandémie dépendra de la rapidité avec laquelle nous saurons collectivement amplifier la production des vaccins et leur déploiement dans tous les pays.

En début d'année, j'ai lancé un défi mondial pour que la vaccination des soignants et des personnes âgées soit engagée dans tous les pays au cours des 100 premiers jours de l'année 2021.

Vendredi prochain sera le jour 50. Aujourd'hui, j'invite chacun à me rejoindre pour lancer un appel à accélérer la production et à mettre les technologies en commun de manière à produire suffisamment de vaccins pour la planète et à les répartir équitablement.

Certains pensaient qu'il serait impossible de produire un vaccin aussi rapidement, mais nous y sommes parvenus et c'est un accomplissement véritablement historique. Jamais dans l'histoire des vaccins n'avaient été mis au point moins d'un an après l'apparition d'un nouveau virus.

Aujourd'hui, certains disent qu'il est impossible de vacciner la population mondiale. Ils se trompent complètement.

Comme Nelson Mandela, Madiba, l'a dit : on pense toujours que c'est impossible jusqu'à ce qu'on le fasse.

Alors, où que vous viviez ou travailliez, joignez-vous à moi pour signer cette nouvelle déclaration et lancer un mouvement afin d'écrire l'histoire ensemble. C'est la responsabilité de tous.

Les vaccins sont indispensables, non seulement pour sauver des vies, mais aussi pour prévenir les effets à long terme de la COVID-19, que nous commençons seulement à comprendre.

Les travaux de l'OMS dans ce domaine s'articulent autour de trois grands besoins auxquels il faut répondre pour cette catégorie de patients : la reconnaissance, la recherche et la réadaptation.

En début de semaine, l'OMS a organisé une réunion mondiale avec des patients, des cliniciens et d'autres parties prenantes dans le but de mieux comprendre ce que l'on appelle officiellement l'affection post-COVID-19, ou « COVID-19 de longue durée ».

C'est la première réunion d'une série de rencontres dont l'objectif est de parvenir à s'entendre sur une description clinique de cette affection, qui sera importante pour le diagnostic et le traitement.

Cette maladie touche des patients qui ont été atteints de formes sévères aussi bien que bénignes de la COVID-19.

Une des difficultés est que les patients atteints de ces formes prolongées peuvent présenter toute une gamme de symptômes différents qui peuvent être persistants ou intermittents.

Toujours en début de semaine, l'OMS a publié un formulaire de notification des cas pour recueillir davantage de données sur la COVID-19 de longue durée, de façon standardisée. Cela permettra d'améliorer la compréhension, la surveillance et la prise en charge clinique de cette pathologie.

Sachant l'ampleur de la pandémie, de nombreuses personnes devraient être touchées par l'affection post-COVID-19.

Évidemment, la meilleure façon de prévenir les formes longues reste de prévenir la maladie elle-même.

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Enfin, hier était la Journée internationale des femmes et des filles de science, et je voudrais rendre hommage à toutes ces femmes scientifiques formidables qui travaillent pour l'OMS ou à ses côtés, partout dans le monde, et notamment à celles présentes à ce point presse : Janet, Kate, Maria, Mariângela, Soumya et Marion.

Je voulais vous dire que vous êtes une source d'inspiration pour moi et j'espère que vous l'êtes aussi pour de nombreuses filles, mais aussi de nombreux garçons, à travers le monde.

Enfin, pour conclure, je voudrais souhaiter une bonne année lunaire à tous ceux qui suivent ce calendrier.

Fadéla, c'est à vous.

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