Afrique: Allocution liminaire du Directeur général de l'OMS lors du point presse sur la Covid-19 du 15 février 2021

Le nombre de cas signalés de COVID-19 dans le monde a diminué pour la cinquième semaine consécutive. Ce qui importe maintenant, c'est la façon dont nous réagissons à cette tendance.

Aujourd'hui, l'OMS a autorisé deux versions du vaccin Oxford-AstraZeneca pour une utilisation d'urgence, donnant ainsi le feu vert à leur déploiement dans le monde par l'intermédiaire du Mécanisme COVAX.

Tous les éléments sont désormais en place pour la distribution rapide des vaccins. Cependant, nous devons encore accroître la production et nous continuons de solliciter les concepteurs de vaccins afin qu'ils soumettent leur dossier à l'OMS pour examen en même temps qu'ils le présentent aux organismes de réglementation des pays à revenu élevé.

La semaine dernière, une flambée de maladie à virus Ebola a été détectée en République démocratique du Congo. Hier, les autorités guinéennes ont déclaré une autre flambée de maladie à virus Ebola dans la ville de Gouéké, dans le sud-est du pays. L'OMS collabore étroitement avec les autorités sanitaires.

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Bonjour, bon après-midi et bonsoir.

Le nombre de cas signalés de COVID-19 dans le monde a diminué pour la cinquième semaine consécutive. Ainsi, le nombre de cas hebdomadaires signalés la semaine dernière était au plus bas depuis octobre.

Pour cette année, le nombre de cas hebdomadaires signalés jusqu'à présent a diminué de près de la moitié, passant de plus de cinq millions de cas pour la semaine du 4 janvier à 2,6 millions de cas pour la semaine du 8 février - soit tout juste cinq semaines.

Cela prouve que de simples mesures de santé publique fonctionnent, même en présence de variants.

Ce qui importe maintenant, c'est la façon dont nous réagissons à cette tendance. L'incendie n'est pas éteint, mais nous en avons baissé l'intensité. Si nous cessons de le combattre sur n'importe quel front, il reviendra en force.

Chaque jour qui passe avec moins d'infections signifie des vies sauvées, des souffrances évitées et un relatif soulagement du poids qui pèse sur les systèmes de santé.

Enfin, aujourd'hui, nous avons encore plus de raisons de nourrir l'espoir de maîtriser la pandémie.

Aujourd'hui, l'OMS a autorisé deux versions du vaccin Oxford-AstraZeneca pour une utilisation d'urgence, donnant ainsi le feu vert à leur déploiement dans le monde par l'intermédiaire du Mécanisme COVAX.

L'un des vaccins est produit par SKBio en République de Corée et l'autre par le Serum Institute of India.

Bien que les deux sociétés produisent le même vaccin, elles doivent faire l'objet d'examens et d'approbations distincts parce que les sites de production sont différents.

Le protocole OMS d'autorisation d'utilisation d'urgence (EUL) évalue et garantit la qualité, l'innocuité et l'efficacité des vaccins contre la COVID-19. Il constitue de surcroît une condition préalable à la distribution des vaccins par le Mécanisme COVAX.

L'autorisation au titre de ce protocole a été finalisée en un peu moins de quatre semaines à partir du moment où l'OMS a reçu les dossiers complets de la part des fabricants.

Ce sont donc les deuxième et troisième vaccins à obtenir une autorisation d'utilisation d'urgence, après le vaccin Pfizer-BioNTech.

Tous les éléments sont désormais en place pour la distribution rapide des vaccins.

Cependant, nous devons encore accroître la production et nous continuons de solliciter les concepteurs de vaccins afin qu'ils soumettent leur dossier à l'OMS pour examen en même temps qu'ils le présentent aux organismes de réglementation des pays à revenu élevé.

Vendredi, j'ai évoqué la nouvelle déclaration de l'OMS sur l'équité en matière de vaccins.

Il est essentiel d'assurer un déploiement rapide et équitable des vaccins à l'échelle mondiale pour sauver des vies et stabiliser les systèmes de santé, mais également pour préserver les moyens de subsistance et stabiliser les économies.

Le financement intégral du Mécanisme COVAX constitue la mesure de relance la plus forte possible, alors qu'il fait figure de quantité négligeable face aux milliers de milliards de dollars que les pays du G7 ont mobilisés pour soutenir leurs économies.

Je suis heureux que le G7, sous la présidence du Royaume-Uni, se réunisse ce vendredi pour discuter de l'équité en matière de vaccins et j'encourage tous les groupes à signer la déclaration de l'OMS.

De plus, nous devons continuer à consolider la demande de vaccins en veillant à ce que les gens disposent des bonnes informations.

Il y a un an, j'ai dit que nous ne combattions pas seulement une pandémie, mais que nous étions aux prises avec une infodémie.

Au cours de l'année écoulée, nous avons constaté les dommages concrets qui peuvent survenir lorsque les gens sont submergés par les informations, qu'elles soient réelles, fausses ou trompeuses.

La réponse ne consiste pas simplement à lutter contre la désinformation et à faire disparaître les déclarations fausses ou trompeuses.

Il s'agit d'écouter les véritables préoccupations et les questions des gens et d'y répondre avec les bonnes informations.

C'est en partie la raison pour laquelle l'OMS tient ces points de presse réguliers, publie des orientations, communique sur ses réseaux sociaux et son site Web, organise des séminaires avec différents groupes communautaires et professionnels, et plus encore.

Dans toute situation d'épidémie, il est essentiel d'avoir les bonnes informations.

Comme vous le savez, une flambée de maladie à virus Ebola a été détectée la semaine dernière en République démocratique du Congo.

Quatre cas ont été signalés et deux personnes sont mortes.

Hier, les autorités guinéennes ont déclaré une autre flambée de maladie à virus Ebola dans la ville de Gouéké, dans le sud-est du pays.

Jusqu'à présent, trois cas ont été confirmés parmi les six personnes qui ont présenté des symptômes de type Ebola après avoir assisté à des funérailles à la fin du mois de janvier. Deux d'entre elles sont mortes depuis, tandis que les quatre autres sont soignées à l'hôpital.

Comme vous vous en souviendrez, la Guinée était l'un des trois pays touchés par l'épidémie de maladie à virus Ebola qui a sévi en Afrique de l'Ouest de 2014 à 2016, la plus importante jamais enregistrée.

Les flambées en Guinée et en RDC n'ont aucun lien entre elles, mais les difficultés auxquelles nous nous heurtons dans les deux cas sont semblables.

Ces deux flambées touchent des régions qui ont une expérience récente du virus Ebola et qui tirent avantage de cette expérience en termes de capacité de surveillance, d'intervention rapide, de recherche des contacts, de participation des communautés, de prise en charge clinique et plus encore.

Cependant, les deux flambées touchent également des zones difficiles d'accès et peu sûres, où la population nourrit une certaine méfiance à l'égard des étrangers.

Je suis heureux d'annoncer que la vaccination a débuté aujourd'hui en RDC, et jusqu'à présent, 43 personnes ont été vaccinées sur 149 contacts répondant aux critères, dont 20 personnes qui avaient été vaccinées lors de la précédente flambée, en 2019.

L'OMS travaille en étroite collaboration avec les autorités sanitaires des deux pays pour garantir le concours des communautés touchées afin de renforcer leur confiance et leur acceptation.

Ebola et la COVID-19 sont deux maladies très différentes.

Pourtant, les deux se nourrissent de la désinformation et de la méfiance. Mais on peut les arrêter toutes les deux grâce à des mesures de santé publique qui ont fait leurs preuves, à la participation des communautés, à des informations précises et aux vaccins.

Fadéla, c'est à vous.

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