Congo-Kinshasa: EPST - Une rentrée de classe timide sous le spectre de la Covid-19

Alors que certains établissements ont ouvert leurs portes, des parents retiennent encore leurs enfants à la maison, le temps de voir clair. Ce qui fait que la tenue bleu-blanc n'était pas très visible sur les rues de Kinshasa, à la première journée de la reprise des cours.

Les cours ont repris timidement, le 22 février, dans les écoles primaires, secondaires et techniques (EPST) de la ville de Kinshasa. La tenue bleu-blanc a été à peine visible, le matin, dans les quartiers. Les écoles donnent encore l'apparence des grandes vacances, surtout avec la pluie qui s'est abattue sur la capitale congolaise et les villes environnantes, toute la nuit et dans les premières heures de la matinée.

Certains enfants sont retenus à la maison contre leur gré à cause du fait que leurs parents sont encore dubitatifs quant à cette rentrée qui, du reste, est à géométrie variable. « Je n'ai pas foi en ce que nos autorités disent. Mes enfants sont trop petits et j'attends d'en avoir le cœur net pour les laisser partir », a expliqué une maman. « Je m'apprêtais à partir à l'école et maman m'a découragé. Elle m'a dit d'observer le mouvement. Pour elle, si c'est bon, demain j'enfilerai ma tenue pour aller à l'école », a renseigné un écolier resté à la maison.

Dans certains établissements scolaires, en effet, les cours ont effectivement repris. Apres l'annonce du comité multisectoriel de riposte à la covid-19, la machine irréversible était déjà mise en marche pour mettre à condition les apprenants. Tel est le cas de l'école Betyna, dans la périphérie de Mont-Ngafula. « Nous n'avons jamais cessé d'être en contact avec les enfants. Nous avions installé un système de collaboration parents-école et école-apprenants pour ceux de la sixième primaire jusqu'aux humanités », affirmé une enseignante de cet établissement.

En attendant, des spéculations vont bon train avec cette reprise, qui a évolué à dents de scie pour cette première journée de classe. Nombreux sont ces parents qui se disent incertains sur les conditions d'apprentissage de leurs enfants dans les milieux scolaire, avec cette pandémie qui a mis en déroute tous les pronostics. Un point dissonant dans cette affaire, c'est que, selon certaines sources, la courbe de la pandémie est toujours ascendante. Aussi, le personnel enseignant peine à faire observer les gestes barrières aux élèves et entre collègues. Un autre élément à prendre en compte, c'est la difficulté du transport en communn, surtout pendant les périodes ouvertes des activités scolaires. « A chaque fois que les élèves reprennent le chemin de l'école, le transport dévient difficile et le coût est exorbitant », a confié un Kinois.

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