Bénin: Frédéric Joël Aïvo - "Le peuple béninois va défendre son droit"

22 Février 2021

Au Bénin, pour la présidentielle du 11 avril, plusieurs candidatures des opposants au pouvoir ont été rejetées, y compris celle du constitutionnaliste Frédéric Joël Aïvo, faute de parrainages.

Au Bénin, la commission électorale nationale autonome (Céna) n'a retenu que trois dossiers de candidats dans le cadre de la présidentielle du 11 avril. Il s'agit des duos Alassane Soumanou-Paul Hounkpé du parti Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE), fondé par l'ex-président Thomas Boni Yayi, de celui du président béninois sortant, Patrice Talonet de Corentin Kohoué-Irénée Agossa.

Cette liste a été validée par la Cour constitutionelle lundi. Ainsi, après le rejet du recours déposé par huit candidats, au total, ce sont seize dossiers de candidature à l'élection présidentielle qui sont écartés. Certains candidats sont en exil ou condamnés à des peines d'inéligibilité. D'autres ont vu leur candidature recalée, car ne disposant pas d'un nombre suffisant de parrainages.

Des figures de l'opposition écartés

L'opposition dénonce un scrutin verrouillé par le président sortant, mettant notamment en exergue une nouvelle disposition de la loi électorale qui impose à chaque candidat d'être parrainé par 16 maires ou députés.

Sans surprise, le duo-candidat du parti "Les Démocrates" composé de Reckya Madougou et Patrick Yves Djivo ne figure pas sur la liste des candidats retenus publiée par la Céna. La candidature du constitutionnaliste et professeur titulaire de droit public, Frédéric Joël Aïvo est aussi écartée.

Au micro de la DW, l'ancien doyen de la Faculté de droit et de science politique de l'Université d'Abomey-Calavi au Bénin -entre 2016 et 2019- réagit au rejet de sa candidature à la présidentielle du 11 avril et envisage des actions futures que l'opposition béninoise compte mener pour, dit-il, "parvenir à la tenue d'un scrutin ouvert et inclusif."

Plus de: DW

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.