Cameroun: « Le championnat va se poursuivre sans anicroche »

Après l'arrêt du championnat de la Ligue de football féminin du Cameroun (Lffc) baptisé Guinness Super League, du fait de la tenue du Championnat d'Afrique des Nations qui s'est déroulé du 16 janvier au 7 février dernier, la reprise de la Ligue 2 est annoncée pour demain mercredi, 24 février prochain.

Tandis que la Guinness Super League reprend droit de cité le 6 mars 2021. L'enjeu majeur de cette compétition est la participation du Cameroun à la toute première Ligue des champions féminine de la CAF. 12 équipes croisent donc le fer depuis le 13 novembre pour décrocher une place dans cette compétition. Le champion en titre, Louves Minproff, demeure l'adversaire à abattre. Pour cerner les contours de cette reprise, CT a rencontré la présidente de la Lffc.

La reprise du championnat de football féminin est prévue pour le 24 février prochain. Quelles dispositions avez-vous prises ?

Nous avons suspendu le championnat de première division de la Ligue de football féminin du fait de la tenue au Cameroun du Championnat d'Afrique des nations de football. On devait reprendre il y a deux semaines, mais après une réunion avec les présidents des clubs, ces derniers ont souhaité avoir deux semaines supplémentaires, tout simplement parce que les joueuses n'ont pas pu s'entraîner pendant un mois. Il était donc question qu'on puisse leur permettre d'être en jambes pour reprendre dans de bonnes conditions.

Ceci est d'autant plus important que chacune des équipes travaille pour décrocher une place pour la Champions League. En ce qui concerne les dispositions prises, avant le lancement du championnat, nous avons remis du matériel aux 12 clubs qui font partie de ce championnat. Le reste du matériel nous a été remis récemment par notre partenaire. Nous allons les remettre aux responsables des clubs. L'appui financier quant à lui avait été remis avant le lancement du championnat. Pour les clubs du Septentrion, il y en a qui sont à sept millions. A l'Extrême-Nord, ils sont à huit millions et ceux du Centre cinq millions cinq cent milles. L'appui de l'équipe de Bamenda a été revue à la hausse.

Certaines discrétions font état de problèmes d'insuffisance de licences dans certaines équipes. Qu'est-ce qui est fait pour le résoudre ?

Cela relève de la méconnaissance des mécanismes d'obtention d'une licence. Ce n'est pas la fédération qui prend la responsabilité de faire une licence. Nous avons tenu des séminaires au cours desquels nous avons appris aux informaticiens des clubs comment mettre une licence en ligne. C'est donc chaque club qui doit mettre en ligne les licences de ses joueurs, suivi d'un dossier complet. La Ligue ne reçoit que le dossier physique. Dès que les licences sont validées par la Fédération camerounaise de football, vous repartez vers le président de la ligue régionale qui est habilité à délivrer les licences.

Et pour que tout ceci soit fait, chaque club doit préalablement mettre les licences de ses joueuses en ligne. Cette mesure a été instituée pour éviter que des joueuses ne se retrouvent dans plusieurs clubs. Toutefois, ayant constaté que certains dirigeants n'ont pas bien assimilés les cours qui leur ont été donnés, nous les aidons à mieux comprendre le processus. Pour les clubs de première division, nous n'avons pas à date un seul club qui fait face à ce type de problème. C'est peut-être ceux de la deuxième division. Sur une soixantaine de clubs, on doit avoir maximum huit qui n'ont pas encore réussi à bien assimiler la démarche. Ils ont néanmoins quelques licences, mais leurs dossiers sont en étude à la fédération pour qu'on puisse valider le complément de licences qui doivent être tirés par leur ligues régionales.

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