Maroc: Une militante des droits des femmes en grève de la faim

Casablanca (Maroc) — Une militante pour les droits des femmes au Maroc, Najat Ikhich, a entamé une grève de la faim ouverte suite à la décision par les autorités d'évacuer un centre d'hébergement de femmes victimes de violences dans la ville de Casablanca, ont rapporté lundi les médias.

La préfecture d'Ain Sebaâ-Hay Mohammadi, un arrondissement de la ville de Casablanca, a envoyé vendredi un courrier à la présidente de la Fondation Ytto, Mme Ikhich, dans lequel il est demandé d'évacuer le centre des femmes en détresse pour le céder à une autre association.

Najat Ikhich, âgée d'une soixantaine d'années, se bat pour l'hébergement et la réhabilitation des femmes victimes de violences au Maroc. Commentant cette décision qu'elle qualifie de scandaleuse et qui ne fait "l'objet d'aucun débat", elle s'est vu pousser à entamer une grève de la faim pour exprimer son opposition à cette décision.

La présidente qui gère le lieu depuis 2014, a passé sa vie à lutter contre le mariage des mineures, pour le droit à la scolarisation des filles et contre toutes formes de violences à l'égard des femmes dans le Royaume.

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