Congo-Kinshasa: EPST - Le Synecat officialise la trêve dans ses actions

La structure syndicale promet de ne poursuivre ses actions de revendication qu'après la mise en place du gouvernement Lukonde, qui bénéficierait également d'un sursis de trois mois pour maîtriser des dossiers du sous-secteur de l'Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST).

Le Syndicat national des enseignants des écoles conventionnées catholiques (Synecat) a dit reconnaître le contexte exceptionnel de la rentrée scolaire sous les effets de la pandémie du coronavirus. Cette structure promet, par ailleurs, de poursuivre les négociations sur les revendications des enseignants dès la mise en place du nouveau gouvernement. « Le gouvernement sortant est réputé démissionnaire. Donc, il ne peut pas poser des actes de gestion important pour le sous-secteur de l'Enseignement primaire, secondaire et technique, d'une part. D'autre part, le gouvernement entrant n'est pas encore formé. Quand bien même il serait formé, il bénéficierait encore d'un sursis de trois mois pour maîtriser des dossiers du sous-secteur.

C'est dans ce contexte de dures irréversibilités de phénomènes naturels que nous souscrivons l'éducation de la jeunesse congolaise. Dès que le nouveau gouvernement est en place, les négociations démarrent là où elles se sont arrêtées », a dit le secrétaire général de ce syndicat, Mauguste Mulomba, dans une interview accordée le 21 février au média en ligne 7sur7.CD. Et d'admettre que pour l'instant, les enseignants n'ont pas d'interlocuteur valable avec qui négocier pour résoudre leurs vrais problèmes. « C'est une décision de la part des enseignants, courageuse de mettre l'esprit patriotique au-dessus de tout avantage matériel auquel on a droit », a-t-il expliqué.

Il est, en effet, rappelé que depuis la rentrée scolaire 2020-2021, les enseignants réclament l'amélioration de leurs conditions salariales qui passe par le paiement du 2e et 3e paliers ainsi que la paie des vrais enseignants nouvelles unités dans le cadre de la mise en œuvre de la gratuité de l'enseignement de base décidée par le gouvernement. On note également que pour répondre aux préoccupations des enseignants après des journées « écoles mortes » organisées au début de l'année scolaire 2020-2021, le gouvernement et les syndicats se sont réunis à Bibwa, dans la banlieue de Kinshasa, pour évaluer le protocole d'accord signé le 18 décembre 2019. Mais la signature des conclusions et d'un protocole sanctionnant ces travaux clôturés le 10 novembre 2020 était reportée à une date ultérieure.

Il est aussi indiqué que certaines écoles catholiques de Kinshasa avaient déjà négocié, malgré les interdictions du gouvernement et de la hiérarchie de l'EPST, avec les parents d'élèves, des frais à payer pour sauver l'année scolaire perturbée à ses debuts. Ce sont ces ententes qui ont conduit à la reprise d'activités au sein de ces établissements, après les journées Ecoles mortes décidées par les enseignants en vue d'obliger le gouvernement à prendre en considération leurs revendications salariales. La hiérarchie de l'EPST avait, de son côté, promis des sanctions contre les chefs d'établissements dont les écoles ont négocié ces paiements avec les parents d'élèves. Mais, jusque-là, rien n'est fait et ce sont les mêmes enseignants qui menacent de mener des actions si rien n'est fait de la part du gouvernement.

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