Congo-Kinshasa: Dossier ex-Mama Yemo - Des députés nationaux de Kinshasa approchent Gentiny Ngobila

Les élus nationaux de la capitale congolaise ont entrepris la même démarche vers le ministre en charge de la Santé publique, en vue de chercher à concilier les vues, pour mettre fin à la crise qui secoue cette institution hospitalière depuis peu, en rapport avec deux nominations parallèles à la tête dudit hôpital.

Une délégation de députés nationaux élus de Kinshasa a approché, le 22 février 2021, le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka. Avec le premier citoyen de la capitale congolaise, ces élus dont Eliezer Ntambwe, Ados Ndombasi, Charlotte Masiala et Auguy Kalonji ont évoqué le dossier ex-Mama Yemo.

A en croire ces députés nationaux, ils sont venus recueillir des explications auprès du gouverneur Gentiny Ngobila Mbaka sur la situation au sein de cette formation médicale et les désordres qui paralysent, depuis un certain temps, les activités à l'hôpital général de référence de Kinshasa (HGRK), ex-Mama Yemo.

Après leurs échanges avec le gouverneur Ngobila, ces élus nationaux ont indiqué qu'une confrontation sera organisée le 23 février au Palais du peuple entre le ministère national de la Santé publique et le gouvernement provincial de Kinshasa, en présence de la délégation syndicale de l'ex-Mama Yemo. L'objectif étant, selon eux, d'examiner à fond ce dossier jusqu'à savoir à qui revient la compétence de nommer un comité de gestion à l'GHRK.

Il est, par ailleurs, noté que le gouverneur Gentiny Ngobila a suggéré à ces élus du peuple d'aller aussi vers le Premier ministre sortant, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, qui a également été saisi par écrit du dossier de cette formation médicale. Avant l'hôtel de ville de Kinshasa, rappelle-t-on, ces députés nationaux ont commencé leur démarche par le ministère national de la Santé publique, puis à l'HGRK.

Il est, en effet, noté qu'une confusion sans précédent règne à la tête de l'HGRK depuis quelque temps. Il y a deux équipes dirigeantes parallèles à la tête de cette formation médicale. Il s'agit de deux comités de gestion dont l'un a été nommé par le ministre national en charge de la Santé publique et l'autre, par le gouverneur de la ville-province de Kinshasa. Cette situation de dédoublement a créé un mouvement auquel se sont joints certains membres du personnel de cette formation médicale, paralysant même ses activités.

C'est donc cette confusion qui a conduit ce groupe de députés nationaux élus de Kinshasa à chercher à s'entretenir avec les deux autorités pour en savoir un peu plus sur cette question. « Pour nous, il est inacceptable que l'hôpital reste fermé vu qu'on enregistre des pertes en vies humaines », a dit un des députés.

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