Afrique Centrale: Financements et expertise pour améliorer l'accès à l'électricité

Les experts du Pool énergétique de l'Afrique centrale(PEAC) sont réunis à Brazzaville le 23 février pour examiner le projet du plan d'action et du budget 2021 de cette institution spécialisée. Les résultats de la rencontre seront soumis au conseil des ministres d'Énergie de la sous-région, ce vendredi.

La réunion annuelle des organes statutaires du PEAC va essayer d'aborder les sujets brûlants liés à la coordination des activités et au développement du secteur d'énergie électrique au sein de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC). En dépit de la persistance de la crise sanitaire de Covid-19, la question de l'électricité est une urgence de développement communautaire, estime le secrétaire permanent du PEAC, Jean-Chrysostome Mekondongo.

Ces assises visent, en effet, à renforcer la coordination des activités du PEAC, pour une mise en œuvre du mandat du secrétariat de l'institution basée à Brazzaville et une meilleure mobilisation des investissements pour l'accélération de l'électrification de l'Afrique centrale. Les participants, dont une partie assiste en mode virtuel, devront évaluer l'exécution du précédent plan d'actions et de prendre les décisions plus efficaces.

Ce moment offre une opportunité d'échanges d'expériences entre les hauts cadres des ministères sectoriels et des dirigeants des sociétés d'électricité, ainsi que les experts concernés. Tandis que les ministres en charge de l'Énergie vont tenter de dialoguer, de façon directe, sur les nouveaux défis du secteur et sur les questions spécifiques.

« Le comité des experts est un dispositif extrêmement important de la réunion statutaire des organes du PEAC, surtout dans un contexte où l'institution est confrontée à des défis liés à la mise en œuvre de son agenda (... ). Des avancées ont été réalisées au cours de ces dernières années qui permettent au PEAC de passer de la phase de conception de projets à celle de la réalisation. L'institution a besoin de soutien durant les mois à venir », a lancé Jean-Chrysostome Mekondongo.

Il faut souligner que malgré son potentiel énergétique, avec 650000 KW par an, l'Afrique centrale est la zone la moins électrifiée du continent. Le taux d'électrification de la sous-région est seulement de 13%, contre 90% en Afrique du nord, selon le PEAC, qui pointe une mauvaise qualité de service caractérisée par des délestages intempestifs. La sous-région affiche un taux de production annuelle d'énergie d'environ 4% contre 60% en Afrique australe, un niveau de consommation par habitant de 100kw par an, contre 740kw en Afrique du nord et 1600kw en Afrique australe.

Depuis son lancement, en avril 2003, le PEAC s'est engagé à valoriser le potentiel énergétique de la sous-région pour satisfaire à toutes les formes de demande en électricité, via la construction de boulevards énergétiques : à sécuriser l'approvisionnement d'énergie électrique des pays concernés ; faciliter la coordination et la réalisation des projets d'infrastructures électriques régionales ; améliorer l'intégration des marchés nationaux dans ce domaine et accroître le taux d'électrification.

Les onze États concernés sont : l'Angola; le Burundi; le Cameroun; la Centrafrique; le Congo-Brazzaville; le Congo-Kinshasa; le Gabon; la Guinée équatoriale; le Rwanda; le Tchad et le São Tomé-et-Principe.

La réunion sera marquée par le renouvellement des instances dirigeantes du PEAC, notamment la passation de service entre le secrétariat permanent sortant et le nouveau, Atadet Azarak Mogro, ainsi que des deux assistants.

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