Afrique du Sud: Peine de prison requise contre Zuma

(Photo d'archives) - L'ancien président Jacob Zuma lors des célébrations de la Journée de la liberté 2017.
23 Février 2021

Une commission d'enquête anti-corruption a demandé à la Cour constitutionnelle de condamner l'ancien président Jacob Zuma pour outrage.

Fin janvier, la Cour avait ordonné à l'ancien président sud-africain de comparaître devant la commission d'enquête. La Cour avait rejeté le droit au silence invoqué par l'ancien chef d'Etat.

Jacob Zuma a refusé à nouveau, la semaine dernière, de comparaitre devant la commission sur la "capture de l'Etat" qui enquête depuis deux ans sur le réseau de corruption mis en place pendant sa présidence.

Il a été mis en cause par plus de 30 témoins et accusé d'avoir reçu, pour ses besoins personnels, des sommes d'argent importantes versées par les services secrets.

L'ancien chef d'Etat récuse notamment l'impartialité du juge Raymond Zondo et il estime aussi que ses droits ont été bafoués. Le juge a donc demandé à la Cour constitutionnelle de condamner Jacob Zuma à deux ans de prison pour ne pas s'être présenté mais aussi à la suite des accusations lancées contre la magistrature en général.

Selon le juge Raymond Zondo, "Une des choses qu'elle peut faire est de condamner Mr Zuma à la prison. L'autre serait d'imposer une amende. Mr Zuma aura l'opportunité de présenter tous les faits et les arguments qu'il veut opposer et la Cour prendra une décision".

Le parti au pouvoir divisé

Depuis deux semaines, des anciens vétérans de guerre de l'ANC campent devant la résidence de Jacob Zuma au KwaZulu-Natal pour empêcher son arrestation. Le parti au pouvoir est divisé sur son sort.

Plusieurs responsables lui ont rendu visite récemment comme Sihle Zikalala, président de l'ANC au KwaZulu-Natal.

"Ce que je comprends est que Jacob Zuma ne dit pas qu'il ne veut pas se présenter devant la commission sur la capture d'Etat mais il veut que certains problèmes soient résolus avant. Et c'est pour cela qu'on dit au sein de l'ANC qu'il ne faut pas que cette question nous divise », explique Sihle Zikalala. Il ajoute qu'il « Il faut parler avec les vétérans de guerre et d'autres camarades. Mais le plus important est de parler avec Zuma pour trouver une solution".

Jusqu'à présent, les efforts de médiation sont restés vains et le juge Zondo a donc décidé de faire monter les enchères.

Plus de: DW

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