Ile Maurice: Cause animale - Union en vue pour éradiquer la MSAW

24 Février 2021

L'objectif de Javed Vayid et de Linley Moothien, responsable de l'organisation non gouvernementale (ONG) Quatre Tilapat : éradiquer la Mauritius Society for Animal Welfare (MSAW).

Pour ce faire, ils envisagent de monter une institution indépendante, qui devra reprendre les rôles de la MSAW. Cela, en réunissant toutes les ONG militant pour le bien-être des animaux. Secouristes et activistes sont également appelés à collaborer sous la bannière d'une union commune. Une première prise de contact s'est faite samedi, à l'hôtel Hennessy Park, dans le but de peaufiner la structure du projet, baptisé «Nou roule ensam.»

«Nous avons laissé passer trop de temps, il y a eu trop de négligence et de cruauté. C'est le moment de prendre les choses en main et stop- per cette catastrophe que subissent nos chiens et chats. Nous avons donc décidé de lancer cette unité d'urgence de secours», explique Linley Moothien. L'union sera appelée, dit-il, à veiller que les animaux ne soient plus victimes de maltraitance ou de négligence. Si techniquement, c'est à la MSAW de contrôler le nombre de chiens errants dans l'île, désormais l'union compte apporter son aide au problème.

Dans un premier temps, pour pouvoir mener à bien ce projet, le financement sera déterminant. Pour pallier cela, deux phases seront entamées. La première consistera à lancer un crowd-fund très prochainement. Ensuite, un deuxième appel sera lancé aux nombreux mouvements ainsi qu'aux entreprises de renom. «Tout le monde devra mettre la main à la pâte pour que nous puissions atteindre notre objectif, celui d'en finir avec le problème des chiens errants d'ici deux ans à Maurice.»

Stérilisation en masse

Linley Moothien confie que, dans un premier temps, il investira une somme conséquente de sa poche en attendant de recevoir d'autres fonds et du matériel. Car le projet implique que l'union soit mobile, grâce à des caravanes qui sillonneraient les quatre coins de l'île, pour pratiquer la stérilisation en masse, le micro-shipping et soigner les animaux malades. «Bien sûr, nous avons l'aspect shelter qui devra être pris en considération. Où disposer ces chiens de rue ? Dans un premier temps, une partie sera accueillie au sanctuaire Quatre Tilapat. Nous avons déjà eu deux promesses de terrains, par des grands groupes, et qui seraient à notre disposition, à travers un bail.»

Entre-temps, alors que Maneesh Gobin, ministre de l'Agro-industrie, et Didier Pursun, président de la MSAW, sont tous deux attendus en cour le 2 mars, suite à l'injonction déposée par Linley Moothien, quant à la méthode «Catch and euthanise» de la MSAW, Maurice continue à faire parler de lui à l'internationale pour son mauvais traitement concernant les chiens.

Cette fois-ci, c'est la Fondation Brigitte Bardot qui en a fait mention. Indiquant qu'en 2015 déjà, elle avait envoyé une lettre au Premier ministre mauricien d'alors pour arrêter les tueries des chiens de rue et pour mettre en place des campagnes de stérilisation. «Six ans après, rien n'a été fait ! C'est un cri de révolte que nous poussons de nouveau à ce gouvernement irresponsable et à l'association MSAW qui est indigne de représenter la protection animale.» Pour les aider à faire évoluer la situation, la fondation a demandé qu'un maximum de personnes puisse écrire au Premier ministre et le ministre concerné pour manifester leur indignation, ajoutant l'adresse email de Pravind Jugnauth et de Maneesh Gobin.

Pour rappel, la fondation Brigitte Bardot est une fondation française qui agit pour le bien-être des animaux, connue dans 60 pays dans le monde. Celle-ci, active toute l'année, recense quelque 70 000 donateurs, 600 délégués et enquêteurs bénévoles. Elle est administrée par un conseil d'administration qui tombe sous la tutelle de trois ministères en France, soit celui de l'Intérieur, de l'Environnement et de l'Agriculture.

Cette mention de la fondation donne une très mauvaise image de Maurice, car suivant cette publication, ils ont été nombreux sur la plateforme à avoir demandé que les touristes, boycottent Maurice, «belle uniquement sur papier». Plusieurs autres vacanciers n'ont pas hésité à partager leur expérience sur l'île, où disent-ils, il était insoutenable d'observer les conditions des chiens errants. «Plus jamais Maurice», diront même quelques-uns.

Plus de: L'Express

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