Burkina Faso: Réconciliation nationale Zéphirin Diabré prend conseils chez le Dima de Zoungrantenga

24 Février 2021

Le ministre d'Etat auprès du président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, Zéphirin Diabré, a rendu une visite de courtoisie, le mardi 23 février 2021, à Naaba Guiguempolé, Dima de Zoungrantenga, roi de Tenkodogo.

Pour une réconciliation nationale réussie, le ministre d'Etat auprès du président du Faso et en charge de la question, Zéphirin Diabré, veut ratisser large. Le mardi 23 février 2021, il a rendu visite à Naaba Guiguimpolé, Dima du Zoungratenga, roi de Tenkodogo. « En venant chez le roi, je sacrifie non seulement à un devoir officiel, mais aussi à un devoir fraternel et de famille. La question de la réconciliation nationale est si importante que pour la réussir, nous approchions un certain nombre de personnalités qui, de par leur statut social et par le fondement historique qu'ils incarnent, peuvent nous être utiles en termes d'idées, de conseils et d'orientations », a déclaré Zéphirin Diabré au terme de sa visite.

Le ministre d'Etat dit avoir passé en revue avec le Dima, les différents volets de la réconciliation sur lesquels il envisage commencer un travail pédagogique à l'endroit de l'opinion publique. « Il y a une malformation ou déformation de l'information. L'opinion publique croit que quand on parle de réconciliation, cela se ramène à la résolution des bagarres entre des politiciens ou au retour de tels ou tels autres exilés », a précisé M. Diabré.

Il a poursuivi avoir bénéficié des encouragements et conseils de Naaba Guiguimpolé dans la mission qui lui a été confiée par le chef de l'Etat qui veut que la réconciliation soit une réalité pour le bien du Burkina Faso. Interrogé sur les conseils qu'il a reçus, le ministre Diabré a fait savoir que le coutumier l'a exhorté à inviter les Burkinabè à abandonner la rancune, à reconnaître, chacun sa place dans la société, à privilégier le civisme notamment dans le milieu jeune, éviter la jalousie, les règlements de compte, la stigmatisation et l'ethnicité.

« C'est vrai, ces questions sont importantes pour la réconciliation nationale au Burkina Faso, mais il faut trouver un moyen pour ramener des fils du Burkina qui ont pris les armes contre leur propre pays à la maison pour que nous puissions nous réconcilier avec eux. Cela pose un problème qu'il ne faut pas laisser perdurer. D'aucuns diront que nous voulons négocier avec les terroristes. Non, ce n'est pas le cas. Il est hors de question que nous négocions avec ce dernier groupe car, c'est céder sur des choses qui ne devraient pas l'être », a noté M. Diabré.

Le ministre d'Etat a pour ce faire, lancé un appel solennel aux Burkinabè qui se sont laissés tromper, divertir et influencer par des forces extérieures et qui ont pris les armes contre la mère-patrie, de déposer les armes et revenir à la maison.

Pour le ministre d'État, l'intégrité du territoire, la laïcité de l'Etat et le vivre-ensemble ne sauraient être mises en cause. Zéphirin Diabré a annoncé à la presse, en présence du gouverneur de la région, Antoine Ouédraogo, et du président du Conseil régional, Moro Kéré, des concertations dans chaque région, « car les problèmes ne se posent pas de la même manière ».

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