Madagascar: Sixième ART - Le féminisme à travers la danse

« Être artiste à Madagascar nécessite de la patience, de la persévérance et de l'audace, beaucoup plus qu'ailleurs. Attendre que quelqu'un te repère n'est pas la bonne démarche, il faut provoquer son destin et s'imposer », tel est le slogan de cette ravissante jeune femme talentueuse.

Actuellement, elle travaille sur deux spectacles qui parlent des femmes: - « Elle", sa nouvelle création chorégraphique avec la compagnie Street I Dance. Cette pièce de 30 minutes parle de la femme en tant qu'humaine avec ses faiblesses, la femme et les violences domestiques ainsi que la renaissance de la femme lorsqu'elle se reconnecte avec elle même. Alors, Belly Sid livrera un spectacle le 28 Février au L-Dance Ampasamadinika. Ensuite elle sera au No Comment Bar Isoraka le 4 Mars. « Cette pièce, je l'ai écrite pour moi et pour toutes les femmes qui peuvent s'y identifier », a-t-elle confirmé.

Belly SID, c'est le nom que porte Belly RAVELOARIJAONA depuis 2011. L'année où elle a fondé sa compagnie de danse Street I Dance. Elle a commencé la danse il y a 16 ans en prenant des cours de Modern Jazz. Ses premières inspirations étaient son frère, Missy Elliott et le film Honey Daniels. « À 13 ans, je rêvais déjà d'avoir mon école de danse à Madagascar. J'ai vécu quelques années à l'étranger avant de revenir vivre à Madagascar. J'ai profité de ces années pour prendre régulièrement des stages de danse dans le but de me former, d'améliorer ma technique et ma pédagogie », a-t-elle raconté.

À présent, elle est gérante de L-FY SARLU qui se trouve à Analamahitsy dont les activités principales sont la Nutrition, la Danse et le Pilates. Le but est d'apporter un bien-être aux gens à travers ces divers domaines. « La danse a toujours fait partie de ma vie, et je la vis plus intensément qu'à mes débuts car au-delà du fait que c'est ma passion, c'est aussi mon travail. Je suis constamment dans le doute et la remise en question par rapport à mon art. Mais ce n'est pas forcément négatif, c'est même nécessaire pour ne pas stationner », a-t-elle ajouté.

Plus de: Midi Madagasikara

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