Afrique: Le conseil d'administration du FMI achève les deuxième et troisième revues de l'accord en faveur du Mali au titre de la facilité élargie de crédit

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Washington: Le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd'hui les deuxième et troisième revues des performances du Mali dans le cadre du programme appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC). L'accord FEC triennal en faveur du Mali d'un montant de 139,95 millions de DTS (environ 191,9 millions de dollars, soit 75 % de la quote-part du Mali au FMI) avait été approuvé par le conseil d'administration du FMI le 28 août 2019 (voir communiqué de presse n° 19/319), en vue de soutenir le programme de réformes économiques des autorités.

Le FMI a ajusté le programme pour permettre à l'économie malienne de se redresser après la pandémie et aux autorités de mener à bien la riposte visant à en atténuer les effets. En achevant les revues, le conseil d'administration du FMI a approuvé les dérogations pour inobservation des critères de réalisation, la modification des objectifs quantitatifs pour le futur et le rééchelonnement des conditionnalités structurelles. L'achèvement des revues combinées permet aux autorités de tirer l'équivalent de 40 millions de DTS (soit environ 57,6 millions de dollars), ce qui portera le total des décaissements au titre de l'accord FEC à l'équivalent de 80 millions de DTS (soit environ 115,3 millions de dollars).

À l'issue de l'examen du programme économique du Mali par le conseil d'administration, M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim du conseil, a fait la déclaration ci-après :

« La conjugaison des crises sanitaire, économique, sociopolitique et sécuritaire a compliqué la mise en œuvre des politiques. Les autorités ont à juste titre réorienté leurs priorités vers la lutte contre les crises sanitaire et économique, la réduction des dépenses non prioritaires, et le besoin de faire face temporairement à des déficits budgétaires plus élevés. Le programme a été recalibré pour assurer la stabilisation macroéconomique à court terme et la viabilité budgétaire à moyen terme, tout en veillant à ce que la politique économique reste propice à la croissance et à la réduction de la pauvreté.

« La politique budgétaire soutiendra la reprise économique à court terme grâce à un retour plus graduel vers le plafond de déficit fixé pour la région par l'UEMOA. Il sera nécessaire d'opérer des réformes pour accroître les recettes fiscales et faire face aux pressions budgétaires structurelles sur la masse salariale et les subventions aux entreprises publiques, afin de préserver les objectifs sociaux de développement et de viabilité. Il reste capital de veiller à ce que le soutien aux ménages parvienne à ceux qui en ont le plus besoin en temps opportun.

« Des réformes structurelles appuieront l'effort budgétaire. Les autorités se sont engagées à renforcer la mobilisation des recettes à travers la poursuite de réformes dans les administrations fiscale et douanière. Le passage au numérique contribuera à améliorer l'administration des recettes et la gestion des finances publiques. Des réformes visant à renforcer le contrôle des engagements de dépenses et le compte unique du Trésor contribueront à améliorer l'efficience de la gestion de trésorerie.

« Les autorités sont en train de redoubler d'efforts pour renforcer la gouvernance, la transparence et l'environnement des affaires. Parmi les priorités figurent les réformes des cadres de lutte contre la corruption et contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, ainsi que la mise en œuvre des déclarations obligatoires de patrimoine. Les engagements pris en matière de transparence sur les dépenses d'urgence liées à la COVID-19 sont en cours de mise en œuvre et seront approfondis grâce à une meilleure déclaration des bénéficiaires effectifs des entreprises attributaires des marchés publics liés à la COVID-19. Le lancement d'une évaluation de la gouvernance par les autorités est de bon augure pour les réformes futures.

« L'engagement ferme des autorités en faveur des réformes ainsi que la mise en œuvre résolue de ces dernières seront un élément clé de succès, qui pourrai également contribuer à obtenir des appuis supplémentaires des partenaires au développement. »

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