Congo-Brazzaville: Fonds mondial - Plus de trente milliards FCFA pour lutter contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme

Le gouvernement du Congo a reçu, le 24 février, du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme de nouvelles allocations pour 2021-2023, estimées à environ trente-six milliards de francs CFA.

Le Pnud Congo mettra en œuvre la subvention pour le VIH et la tuberculose, tandis que le Catholic relief services (CRS) s'occupera de la subvention pour le paludisme. L'acquisition de ces fonds relance le partenariat entre le Congo et le Fonds mondial qui, d'ailleurs, remonte aux années 2006 et s'est caractérisé par des acquis solides en termes de riposte contre les trois maladies.

La prévalence pour ces trois affections au Congo est élevée, soit à 3,2% pour le VIH, avec une dominance chez les femmes et dans les milieux jeunes, 464 cas pour cent mille habitants pour la tuberculose, dont 85 % à Brazzaville et Pointe-Noire, selon l'OMS, et 69,8% des cas de consultations médicales et 64,8% de taux d'hospitalisations pour le paludisme.

Ainsi donc, le gouvernement congolais s'est engagé à affecter ces nouvelles allocations au renforcement de capacités des programmes nationaux, afin de rendre effectifs le leadership et l'appropriation nationale des réponses aux trois maladies.

Pour le paludisme, l'Etat entend poursuivre la couverture en moustiquaires à longue durée d'action, à travers l'organisation, en 2022, d'une grande campagne de distribution gratuite de moustiquaires au profit de la population.

« La prise en charge du paludisme est désormais intégrée au paquet d'interventions à haut impact au niveau communautaire afin de réduire le risque de décès, notamment chez les enfants de moins de cinq ans », a indiqué Clément Mouamba, Premier ministre, chef du gouvernement. Ajoutant que : « « Dans le contexte de la crise financière du pays, exacerbée par la pandémie de Covid-19, les subventions allouées au Congo sont une bouffée d'air frais. Ils donnent un nouvel élan à l'action gouvernementale en faveur de la population touchée par le VIH, la tuberculose et le paludisme ».

Il s'est félicité de la contribution du Pnud pour l'anticipation sur l'achat des médicaments en appui au gouvernement pour plus d'un demi-million de dollars, avant la signature de l'accord de financement.

S'agissant du VIH/Sida, le gouvernement entend accélérer l'offre des services d'élimination de la transmission du VIH de la mère à l'enfant et du sida pédiatrique, améliorer l'offre des services VIH adaptés aux populations clés, aux adolescents, aux jeunes et aux groupes vulnérables.

Par contre, pour la lutte contre la tuberculose, les autorités du pays entendent améliorer le taux de détection des cas en développant des interventions spécifiques en direction des groupes à risque tels que les PVVIH, les femmes enceintes, les enfants de moins de quinze ans, la population socialement vulnérable et la population mobile, tout, en poursuivant l'extension et le renforcement des services antituberculeux sur l'ensemble du territoire national et la co-infection VIH/Tuberculose.

En rapport avec la précédente subvention, 26 000 personnes vivant avec le VIH reçoivent actuellement un traitement antirétroviral et 12000 patients sont testés et traités pour la tuberculose chaque année. Rien qu'en 2019, plus de 2,6 millions de moustiquaires ont été distribuées pour protéger les familles contre le paludisme.

Signalons qu'au Congo le budget alloué à la santé avait connu une évolution croissante jusqu'en 2015, lorsqu'il a atteint 13,7% du budget de l'Etat, rapprochant ainsi le pays de la déclaration d'Abuja de 2001, par laquelle les pays de l'Union africaine s'étaient engagés à allouer au moins 15% de leur budget annuel à l'amélioration du secteur de la santé.

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.