Burkina Faso: Loi de programmation militaire - Des effort substantiels pour la montée en puissance des FDS

25 Février 2021

Au Burkina Faso, les forces de défense et de sécurité évoluent dans un cadre juridique qui définit clairement les tâches et les responsabilités de chacune d'elles. Selon l'article 36 de la Constitution du 2 juin 1991, « Le Président du Faso est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire, de la permanence et de la continuité de l'État, du respect des accords et des traités ».

Selon l'article 52, il est le chef suprême des armées dont il nomme le chef d'état-major et préside le Conseil national pour la défense. Le président est également le chef du Conseil de défense et de sécurité nationale (CDSN). Il a notamment la responsabilité de coordonner la politique de sécurité et de défense, de définir les orientations stratégiques et fixer les priorités nationales en matière de défense et de sécurité, et d'assurer la coordination des travaux des différents ministères impliqués dans la gestion de la défense et de la sécurité.

Après un temps de latence, le processus d'opérationnalisation du CDSN a été lancé à la suite du Forum sur la sécurité nationale de 2017. Aux termes de l'article 84 de la Constitution, l'Assemblée nationale vote la loi relative à la défense et à la sécurité. De par l'article 101 de la Constitution, l'Assemblée nationale détermine les principes fondamentaux de défense nationale et fixe les règles relatives à l'état d'urgence et l'état de siège.

Elle contrôle également l'action gouvernementale en temps de crise. Le 14 décembre 2017, l'Assemblée Nationale a adopté le projet de loi portant programmation militaire quinquennale pour la mise en œuvre du plan stratégique 2018-2022 pour la réforme des forces armées nationales. Estimée à 725 milliards de francs CFA , elle vise à doter les forces armées nationales des moyens conséquents pour remplir efficacement leur rôle.

Poursuivre les efforts entrepris

Les allocations budgétaires de la défense ont connu une nette augmentation de 2016 à 2019. Elles ont progressé en moyenne de 25,84% contre 2,08% pour la période 2013-2015 et 12,86% sur la période 2010-2012. L'année 2018 a connu la hausse la plus importante des allocations budgétaires du ministère de la défense de 48,98%. En volume, les dépenses budgétaires sont passées de 95,43 milliards de FCFA en 2016 à 169,94 milliards de FCFA en 2018. La forte hausse des allocations au profit du ministère en charge de la défense s'explique par nécessité de renforcer les capacités opérationnelles des forces de défense pour faire face au terrorisme qui menace l'intégrité du territoire. En 2019, les efforts d'allocations en faveur de la défense nationale se sont poursuivis avec des investissements de plus de 200 milliards de FCFA. Comparativement aux allocations de 2018, c'est une progression de 23,41%.

Malgré la bonne progression des allocations budgétaires de la défense, la part du budget de la défense dans le budget national reste faible par rapport aux autres pays du G5 Sahel. En effet, selon les données de countryeconomy.com, pour l'année 2018, la part du budget de la défense dans le budget national ressort à 8,01% contre 14,64% pour le Tchad et 14,29% pour le Mali. Le Burkina Faso reste donc le pays du G5 Sahel dont la part du budget alloué à la défense est la plus faible. Qu'à cela ne tienne, des acquis tangibles sont engrangés sur le terrain en matière de lutte contre le terrorisme.

Grâce à l'efficacité du renseignement, la collaboration avec les VDP et les populations locales, les FDS montent continuellement en puissance et remportent des victoire significatives. Il faut s'en féliciter et poursuivre inlassablement les efforts pour venir à bout des groupes terroristes. Ce n'est guère une mission impossible. Bien au contraire!

Enseignant Chercheur

Ouagadougou

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