Congo-Brazzaville: Commémoration - Les langues maternelles célébrées dans la capitale économique

La journée internationale de la langue maternelle a été célébrée le 24 février à Pointe-Noire. Le but étant de réaffirmer la volonté de promouvoir les langues maternelles afin d'éviter leur disparition.

Organisée par la direction départementale du livre et de la lecture publique, sous le thème « Promouvoir le multilinguisme pour l'inclusion dans l'éducation de la société », cette rencontre a donné lieu à des échanges riches et fructueux, convergents à l'impérieux devoir de sauver les langues locales.

« Du fait de la mondialisation, il est utile que chacun de nous apprenne à parler plusieurs langues, puisque cela facilite la communion interindividuelle. D'ailleurs, il faut relever que le multilinguisme est créateur de professions dont celle de traducteurs et interprètes », a indiqué Alphonse Chardin N'kala, directeur départemental du livre et de la lecture publique de Pointe-Noire.

Il a ajouté que « favoriser le multilinguisme permet aussi de sauvegarder les langues minoritaires. Cela peut donc être vu comme une solution au problème de la disparition de nombreuses langues. Ce problème menace la diversité culturelle du monde, en vouant à la disparition un nombre de langues très important, qui consistent pourtant en autant de façons différentes de voir, d'appréhender, de classifier et d'établir les relations entre les choses ».

Ainsi, le multilinguisme constitue un atout majeur de la diversité culturelle mais aussi un des plus importants défis à relever pour une intégration sous-régionale, notamment en Afrique centrale. Cela a été démontré par le Dr Sosthène Ben Kavada, gestionnaire du projet Kituba à la Société internationale de Linguistique (SIL) en développant le sous-thème sur l'impact des langues nationales sur l'intégration sous-régionale en Afrique centrale.

Samuel Mabanza, directeur départemental du patrimoine et des archives du Kouilou, a, de son côté, exposé sur l'expérience du mariage traditionnel chez les Soundi de Boko Songho tandis que Virginie Mouanda, a axé sa communication sur La problématique de l'édition du livre en langues congolaises.

Après les échanges, la constance s'est dégagée sur la nécessité de sauver les langues nationales et d'accorder plus d'attention au multilinguisme qui est une source de richesse et non un facteur de conflits.

À chaque célébration de la journée internationale des langues maternelles, la direction départementale du livre et de la lecture publique de Pointe-Noire distingue une personne morale ou physique qui participe à sa manière au rayonnement des langues maternelles à travers le Prix joseph Tchiamas pour la promotion des langues maternelles. Cette année, le prix a été accordé au Collectif national des interprètes des églises de réveil du Congo (Conierco) pour son implication et ses efforts dans la promotion des langues congolaises.

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

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