Madagascar: Opposition - Ravalomanana réclame la libération des manifestants emprisonnés

Marc Ravalomanana est sorti de son silence hier. En retrait depuis le début du mouvement Miara-manonja », l'ancien chef de l'Etat et actuel leader de l'opposition a fait une déclaration sur les récents évènements ayant secoué la vie politique du pays ces derniers temps. Il a, entre autres, réclamé la libération des 11 personnes emprisonnées suite à ce qui s'était passé le 20 février à Analakely et Ambohijatovo.

« Ces personnes étaient emprisonnées tout simplement parce qu'elles portaient des vêtements rouges et même s'ils étaient venus pour écouter le rapport des députés, c'est leur droit le plus absolu que personne ne peut et ne doit bafouer. Alors, je demande aux autorités d'arrêter cette dictature et de libérer ces personnes », a-t-il déclaré.

L'ancien président de la République a beaucoup insisté sur les impacts néfastes de « ces mauvais signaux» envoyés par les autorités pour le pays vis-à-vis de la communauté internationale. D'après lui, cette dernière est très attentive à ce genre de dérive et se pose même la question si ce genre de décision contribue réellement au développement de Madagascar. Revenant sur la journée du 20 février, il a rappelé l'existence de diverses manœuvres pour bafouer la liberté d'opinion, de circuler et d'accès aux informations, évoquant évidement la situation de la chaine MBS (ndlr : qui a été suspendue de toutes les chaines satellitaires ». «

Ces décisions font honte au pays et ont entrainé d'importantes pertes et de manque à gagner pour l'économie et le revenu des gens, sans parler des dépenses causées par la mobilisation massive de l'armée. Il est clair que le sens de l'économie n'est pas encore acquis par les dirigeants », lance le fondateur de Tiko.

Marc Ravalomanana a également profité de l'occasion pour parler des forces de l'ordre postés devant son domicile à Faravohitra depuis quelques jours et qui, d'après lui, enregistrent toutes les personnes qui s'y rendent. « Arrêtez de m'espionner car ce n'est pas la priorité en ce moment », précise-t-il.

Plus de: L'Express de Madagascar

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