Afrique: France - « L'Accélérateur Afrique » du commerce extérieur français

Le rapport annuel du commerce extérieur 2021, présenté par le ministre de tutelle, Franck Riester, est le fruit du travail de la direction générale du trésor français. Il porte sur le bilan 2020, une année historique marquée par la crise sanitaire mondiale liée à la pandémie du coronavirus.

Si les exportations ont fortement reculé par rapport à 2019 (-15,9 % pour les biens et -17,7 % pour les services), le choc est surtout concentré au printemps, suivi d'un rebond progressif au second semestre d'ampleur variable selon les secteurs. Pour atténuer les effets de la crise sur les exportations, des mesures gouvernementales ont été mises en oeuvre dès le printemps en soutien aux exportateurs, et ont été renforcées par le volet export du plan "France relance" mis en œuvre depuis décembre. Ce rapport souligne les atouts structurels qui permettront à la République française de tirer parti de la reprise attendue du commerce mondial en 2021, comme en témoigne par exemple l'augmentation tendancielle du nombre d'entreprises exportatrices et l'amélioration de la compétitivité.

Le plan "France relance"

Le plan "France relance", ciblé sur la compétitivité et la ré-industrialisation du pays, favorisera la redynamisation du commerce extérieur, selon le rapport. Les échanges de biens et services, par secteur et par zone géographique, ont été fortement impactés par les restrictions sanitaires malgré un redressement à partir du troisième trimestre 2020. Sur le plan international, c'est un environnement marqué par cette crise sanitaire et économique mondiale exceptionnelle, et par la poursuite des tensions commerciales internationales et la baisse des cours du pétrole. La comparaison avec l'évolution des échanges des principaux partenaires de la France est également abordée. En termes de perspectives et des facteurs d'évolution, l'appareil exportateur français, a finalement bien résisté jusqu'à présent à cette crise, avec un peu plus de 1000 entreprises ayant disparu des statistiques de la douane entre mars et décembre 2020.

Dans ce contexte exceptionnellement défavorable, à l'instar de nombreuses autres économies comparables, le commerce extérieur de la France a subi une importante dégradation par rapport à la situation qui prévalait avant-crise. Les importations ont également fortement diminué, mais dans une moindre mesure (-13,0 %). Malgré l'ampleur du choc, ce déficit reste inférieur au point bas observé en 2011 (-75,0 Md€). Franck Riester a déclaré: "Les résultats de notre commerce extérieur en 2020 sont le reflet de la crise inédite qui a frappé notre économie et désorganisé les marchés mondiaux. [...] Le nombre d'entreprises exportatrices est quasiment stable par rapport à 2019, à plus de 128 000. La reprise des exportations a été rapide et soutenue au 2nd semestre, dépassant même en fin d'année leur niveau habituel [...]. En 2021, à l'heure où les cartes sont rebattues, l'international sera un levier de croissance pour nos entreprises et nous sommes déterminés à leur donner tous les moyens pour oser l'export, pour aller gagner des parts de marché nouvelles".

Franck Riester : « Osez l'Afrique »

Quelques jours après la publication du rapport, Franck Riester, assistait au lancement de la première promotion de « l'Accélérateur Afrique », avec 25 entreprises françaises qui veulent booster leur développement commercial en Afrique. L'objectif est de saisir des opportunités qu'offre ce continent aux entreprises françaises. Entreprendre aujourd'hui en Afrique, c'est évoluer sur la plus grande zone de libre-échange au monde. Le continent africain bénéficie d'une croissance continue de 4%, ce qui représente un relais de croissance majeur pour les PME françaises. C'est sans doute pour cette raison que le président français « a fait du continent africain une priorité forte de notre diplomatie économique », a déclaré Franck Riester, "avec une attention particulière pour les PME. Un quart de l'humanité vivra en Afrique à l'horizon 2050, a-t-il rappelé. Les besoins y sont énormes, en particulier dans les domaines de la ville durable, de l'agroalimentaire et du numérique où nos entreprises sont à même d'apporter des solutions de long terme, à forte valeur ajoutée locale".

"Osez l'Afrique ! Le continent est en pleine mutation, c'est maintenant qu'il faut se positionner. Choisir l'Afrique est une stratégie payante et nous avons décidé d'accompagner nos PME et ETI à chaque étape", a souligné le ministre, en insistant sur "l'Accélérateur Afrique ".

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