Afrique du Nord: Des prisonniers sahraouis observent une grève de la faim en solidarité avec leur codétenu Lamine Haddi

Layoune Occupee — Des étudiants sahraouis, détenus dans les prisons marocaines, ont entamé une grève de la faim de 48 heures, en solidarité avec leur codétenu, Mohamed Lamine Heddi, dont l'état de santé se détériore, suite à son entrée en grève de la faim ouverte, a indiqué la Coordination de protection des prisonniers sahraouis dans les geôles marocaines.

La Coordination a, rapporte l'agence sahraouie (SPS), indiqué que la grève de la faim de 48h, observée par les étudiants sahraouis détenus dans les geôles marocaines, et connus sous le nom de "les compagnons du martyr El-Wali" intervient en solidarité avec leur camarade Mohamed Lamine Abidine Heddi, également en grève depuis 47 jours.

La famille du détenu sahraoui, Mohamed Lamine Heddi a tenu les autorités de l'occupation marocaine pour responsables de l'état de son fils incarcéré dans la prison marocaine de Tiflet II, incapable de se mouvoir suite à la grève de la faim qu'il observe.

En effet, la famille du détenu a pris attache avec quelques organisations internationales pour ne citer que le Comité international de la Croix rouge (CICR), en vue d'intervenir et de sauver la vie des Sahraouis sans défense et celle des détenus politiques. "Certaines instances des droits de l'Homme et humanitaires ont écrit aux responsables de la prison où mon frère croupit, mais leurs revendications ont été rejetées", a indiqué Mohamed Ali, frère de Lamine Heddi.

Les détenus sahraouis du Groupe de Gdeim Izik avait observé, mercredi et jeudi, une grève de la faim en solidarité avec leur concitoyen et codétenu Lamine Heddi, selon la Coordination de protection des prisonniers sahraouis dans les geôles marocaines.

La grève a été observée afin de dénoncer le laisser-aller manifesté par l'administration pénitentiaire vis-à-vis de l'état de santé détérioré voire grave de Lamine Heddi, incarcéré dans la prison de Tiflet II, suite à la négligence médicale et aux complications dues à sa grève de la faim observée depuis le 13 janvier dernier, avait précisé la même source.

A ce propos, les détenus civils sahraouis du groupe de Gdeim Izik imputent à l'Etat marocain ainsi qu'à l'administration générale pénitentiaire la responsabilité entière dans la détérioration de l'état de santé de leur codétenu et des incidences de la grève ouverte sur l'intégrité psychologique et le droit de ce dernier à la vie.

Ces prisonniers politiques sahraouis du groupe "Gdeim Izik" croupissent dans les prisons marocaines, après avoir écopé de peines lourdes et injustes allant de 20 ans de prison jusqu'à la perpétuité.

Ces peines ont été prononcées lors de procès sommaires organisés du 26 décembre 2016 au 17 juillet 2017, dans la ville de Salé, selon des témoignages d'organisations des droits de l'homme telles que Human Rights watch et Amnesty international, suite à l'opposition des membres du groupe au démantèlement du camp de Gdeim Izik en novembre 2010.

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