Congo-Kinshasa: Angoisse !

15 février 2021 -15 février 2021, cela fait très exactement deux semaines depuis que le Chef de l'Etat, Félix Antoine Tshisekedi, a nommé, par Ordonnance présidentielle, Jean Michel Sama Lukonde Kyenge, en qualité de Premier Ministre.

C'est le lundi, 22 février 2021, que le nouveau Chef du Gouvernement a entamé ses consultations. Si ces dernières ont débuté timidement, elles ont pris, depuis jeudi 25 février 2021, une vitesse de croisière. Et, c'est ici que les romains vont s'empoigner, comme le diraient les amateurs d'anecdotes et autres phrases toutes faites. Et comme à l'accoutumée, des maîtres mots reviennent : poids politiques ; respect de la géopolitique ; respect des espaces linguistes du pays, des ressortissants de telle ou telle autre province font des déclarations pour dénoncer leur marginalisation, etc.

Un autre fait sempiternel à faire observer, ce sont des chefs des partis qui conduisent leurs délégations, qui formulent des propositions au Premier ministre. Ils sont marrants, ces chefs des partis et regroupements ; ils gèrent ces moments comme une course de formule 1. Plutôt qu'une preuve de formule 1, c'est la grande scène de la course de chars de Ben-Hur à laquelle ils se livrent. Ils ont leurs objectifs en ligne de mire et ne font de cadeaux à personne. Si ce n'est à leurs femmes et membres de familles biologiques, alors que le peuple n'a pas voté pour ces derniers.

Dans la scène de la course de chars, les roues se rapprochent l'une de l'autre jusqu'à se toucher. Angoisses et serrements de gorge assurés. Les concurrents de Ben-Hur avaient équipé des roues des pointes coupantes. La course est sans merci et tous les coups sont permis. Pas de pitié pour les perdants. La diabolisation subtile de l'adversaire se range en bonne posture de cette bataille de positionnement ou de repositionnement, c'est selon. Les députés pétitionnaires réclament. Les premiers venus à l'union sacrée se font valoir. Tous disent vouloir servir la nation. Mais, à l'arrivée, ils se servent. Tous parlent au nom du peuple. Mais, à l'arrivée, c'est des promesses jamais tenues.

Que faire ? Peut-être qu'il faille recourir à la formule de "Yandi kaka, Yandi ve", du regretté Patriarche Antoine Gizenga.

Allons à l'essentiel, les réformes voulues par le Chef de l'Etat seraient un actif majeur dans la mandature de Félix Tshisekedi d'autant plus qu'elles impacteront même sur l'après FATSHI.

Plus de: La Prospérité

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.