Madagascar: Transports aériens - L'Adema revendique ses droits

L'Adema, Aéroports de Madagascar, fête cette année son trentième anniversaire. Avec une célébration moins fastueuse et plus sobre. Sa situation financière reste préoccupante.

La pression se précise. À « son investiture » comme directeur général de l'Adema, Jean Germain Andrianiaina, a déjà effleuré la question. Ravinala Aiports, devenu concessionnaire à longue durée des aéroports d'Ivato et de Fascène Nosy-Be lui doit des redevances au titre de quote-part ; devant les ministres de tutelle Jöel Randriamandrato et celui de l'Économie et de finances, Richard Randriamandrato, ces revendications ont été réitérées avec insistance. Il a été suggéré la révision des taux de ces « ristournes » pour services rendus. Dont le niveau d'imposition a été le même depuis une décennie.

Mais comment l'État va-t-il procéder pour rendre à l'Adema ce qui lui revenait de droit ? Ravinala Airports a pu conclure ses contrats plus que déséquilibrés en sa faveur par l'entremise des barons du HVM, la plupart passent un exil doré à l'étranger, ayant agi au nom de l'État malgache. Une éventuelle résiliation paraît improbable. Ne serait-ce qu'au nom de la continuité de l'État Cela risque aussi d'ajouter un autre sujet de discorde avec la France, à part les litiges territoriaux sur les îles éparses, les faits divers impliquant des ressortissants français, et la position de certains médias français, plus que sournoise, sur la situation politique qui prévaut à Madagascar. Déjà que par ce cachet HVM, les dirigeants actuels rechignent à inaugurer ces belles infrastructures répondant aux normes internationales requises.

Échéances

Le président de la république Andry Rajoelina refuse d'être taxé d'avoir « piqué» les projets de son prédécesseur pour se faire valoir à travers les fastes des cérémonies inaugurales. L'arrêt des trafics aériens a permis de retarder ces échéances. En outre, le « marché », juteux cela va de soi, de la sécurisation de ces nouveaux sites soulève un conflit d'intérêt pouvant désarçonner la stabilité du pouvoir, mis en difficulté par une opposition de plus en plus belliqueuse.

En attendant la suite à donner sur ces appels à l'aide de l'Adema, le Tableau de bord économique numéro 42 de l'INSTAT, donne un aperçu détaillé des conséquences désastreuses de la crise sanitaire sur les activités économiques..

Le transport aérien et le tourisme, avant la crise sanitaire, pesait 15% du PIB. Et encore la reprise effective des attributions de l'Adema dépendrait aussi du retour à la normale de la situation sur le plan régional et international. Mais une autre condition peut devenir préoccupante. La vaccination « obligatoire ». Les pays récalcitrants au mouvement mondial « Covax » encourent l'isolement de fait.

Plus de: L'Express de Madagascar

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