Nigeria: L'angoisse se poursuit pour les parents des filles enlevées

Photo d'illustration

Des centaines d'écolières du lycée de Jangebe, ont été enlevées la semaine dernière. Leurs parents attendent avec angoisse et impatience leur libération.

Depuis l'annonce de l'enlèvement de ces adolescentes, leurs parents se rendent sans cesse dans leur école dans l'espoir d'avoir la moindre information. C'est le cas de Sanusi Gado, dont la fille de 12 ans fait partie des 317 jeunes filles enlevées la semaine dernière.

"C'est une situation horrible et traumatisante dans laquelle nous sommes, parce que nous ne pouvons pas dormir. Nous pensons toujours à elles", se lamente Sanusi Gado.

La police et les autorités scolaires disent qu'elles ont été prises au dépourvu. Les filles dormaient lorsque des hommes armés ont attaqué ce qu'on considérait pourtant comme "l'école publique la plus sûre de l'Etat de Zamfara".

Cette école secondaire accueille plus de 550 écolières. Aujourd'hui, plus de 300 d'entre elles sont en captivité et les autorités ont fermé tous les établissements parce que l'Etat ne peut garantir la sécurité des élèves.

Ecoles fermées

Sans éducation, l'avenir de la jeune génération est maintenant menacée. Le directeur adjoint de l'école, Nurudeen Suleman, craint que les parents ne déscolarisent leurs enfants.

"Cela affecte négativement l'éducation parce que ce sont des filles et maintenant qu'elles sont envoyées dans la brousse, elles ne seront pas heureuses et elles ne se sentiront pas à l'aise pour étudier ", explique t-il.

Les fonctionnaires de l'Etat affirment avoir renforcé la sécurité dans l'Etat de Zamfara. Des négociations pour obtenir la libération des filles seraient en cours. Zailani Bappa, de l' Etat du Zamfara estime que "Si elles sont localisées, je veux vous assurer que le gouvernement de l'Etat de Zamfara a la capacité de les sauver sans tirer de coups de feu."

A l'école secondaire de Jangebe, Sanusi Gado n'a qu'un seul souhait :

"Nous voulons que nos enfants reviennent en bonne santé et en toute sécurité. C'est notre prière."

Après ce nouveau kidnapping de masse, le président Muhammadu Buhari, très décrié face à la situation sécuritaire dans le Nord de son pays, a assuré qu'il ne "cèderait pas au chantage" des "bandits".

Plus de: DW

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