Congo-Brazzaville: Présidentielle 2021 - La force publique ne va pas voter dans les casernes

A l'issue de la conférence d'harmonisation opérationnelle des travaux de planification de la sécurisation de l'élection présidentielle du 21 mars, le directeur des opérations de l'état-major général des Forces armées congolaises (FAC), le général de brigade François Ossélé, a indiqué le 27 février, qu'aucun bureau de vote ne sera implanté dans une caserne.

« Sur le plan du vote spécial, nous avons pu, de façon détaillée, régler toutes les questions liées à l'enrôlement ; donner les informations qu'il fallait, notamment au moment où nous étions en pleins travaux. Il a été publié l'arrêté qui fixe l'implantation des bureaux de vote et, comme vous le savez, c'est un arrêté qui est public. Nous avons pu donc nous approprier ce document et utiliser les modalités pour toutes nos unités afin qu'elles soient sensibilisées autour de ces bureaux de vote, et de créer toutes les conditions pour aller voter massivement... », a précisé le directeur des opérations de l'état-major des FAC.

Au-delà de ces conclusions, dans son mot de clôture, le chef d'état-major général des FAC, le général de division Guy Blanchard Okoï, a attiré l'attention des participants sur certains faits du processus électoral où l'expérience des élections passées a montré que des candidats ont parfois tendance à solliciter des personnels de la force publique pour assurer leur sécurité en dehors des canaux officiels.

La loi portant statut général des militaires et des gendarmes en la matière, a-t-il souligné, dispose que « les opinions ou croyances philosophiques, religieuses ou politiques sont libres. Elles ne peuvent cependant être exprimées qu'en dehors du service et avec la réserve qu'exige l'état militaire conformément aux textes en vigueur, etc. ». Il a ajouté que de ces dispositions statutaires découlent ce que l'on appelle l'obligation de réserve des militaires, gendarmes ou policiers.

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