Sénégal: Menaces sur la vitalité de la démocratie, les libertés et l'espace public - Legs Africa invite la justice à jouer à l'équilibre

Le climat social délétère qui prévaut depuis des semaines au Sénégal, corrélativement à l'affaire Ousmane Sonko/Adji Sarr ne sert pas l'image du Sénégal face au reste du monde. Sous ce rapport, Legs-Africa invite les citoyens sénégalais à exercer leurs droits en toute légitimité, tout en mettant en exergue l'intérêt supérieur de la Nation qui est au-dessus de toutes les individualités.

Constatant plusieurs manquements dans l'exécution de la force publique, notamment les barricades et autres dispositifs de surveillance au niveau du domicile privé de Mr Ousmane Sonko, les arrestations de citoyens dans l'exercice de leur droit constitutionnel de se réunir et de manifester, l'abus au niveau de certaines mesures spéciales liées à la riposte covid, Legs Africa appelle « à plus de retenue et de dépassement de la part des responsables en charge de la sécurité publique et aux responsables politiques concernés dans cette affaire ».

C'est ce qu'on lit dans une déclaration contre les menaces sur la vitalité de la démocratie, les libertés et l'espace public au Sénégal. « Nous constatons depuis quelques temps un nivellement par le bas du débat public, tendant à transformer l'espace public en une sorte d'arène, avec des oppositions de plus en plus radicalisées et des partis pris suivant des logiques à l'encontre de la République et du commun vouloir de vivre ensemble », détaille la source.

Le communiqué de mentionner que « le Sénégal vit des instants cruciaux, faisant face au quotidien à un ennemi invisible (coronavirus) qui continue de faire des ravages dans tous les segments de la société. Toutes les énergies doivent être déployées, en faveur de la lutte contre cette pandémie qui est entrain de déstructurer le tissu social, économique et d'installer la précarité dans notre pays ».

Dans des moments où des pans importants de la communauté sont en conflit, « seule la justice reste maitresse du jeu et garante de la stabilité », rappelle le document. Dès lors, « elle doit assumer pleinement sa posture de pouvoir indépendant, pour se donner les moyens légaux et légitimes d'arbitrer le conflit social et de maintenir l'équilibre des pouvoirs et la stabilité sociale ».

En conséquence, « Legs-Africa invite à ce que le droit soit prononcé, en protégeant la dignité inaliénable des deux parties concernées dans cette affaire ». Enfin, Legs-Afrca invite les élites de tout bord social, politique, religieux, coutumier, à s'impliquer au service d'un Projet collectif de Transformation économique et sociale durable de notre pays et de l'Afrique. Selon Legs-Africa « l'heure n'est plus à une démission qui ébranle les fondamentaux de notre Nation, de notre République ».

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