Sénégal: Classement de neuf (09) nouvelles forets - 84 726 ha de plus soustraits des pressions anthropiques

Plus de 50 ans après, le Sénégal classe officiellement neuf (09) nouvelles forêts. Les forêts concernées par le décret signé par le Chef de l'Etat dans ce sens sont localisées dans les régions de Kolda, Matam, Tambacounda et Sédhiou. La décision entre dans le cadre de la consolidation du PSE Vert et la réalisation du Projet Continental de la Grande Muraille Verte. Il s'agit au total de 84 726 ha ; ce qui porte ainsi le nombre de forêts classées au Sénégal de 168 à 177.

52 ans après, le gouvernement du Sénégal vient de procéder au classement, par décret, de neuf (09) nouvelles forêts, dans les régions de Kolda, Matam, Tambacounda et Sédhiou. Cette décision vise à consolider le PSE Vert et la réalisation du Projet Continental de la Grande Muraille Verte.

C'est le ministre de l'Environnement et du Développement durable, Abdou Karim Sall, qui en a fait l'annonce hier, lundi 1er mars 2021, lors d'un point de presse au siège du ministère, sis au parc de Hann. «Il s'agit au total de 84 726 ha repartis comme suit : A Kolda : quatre (04) forêts situées à Saré-Lally (à cheval entre les départements de Kolda et Vélingara), Médina Salam Dinga (département de Médina Yoro Foulah), Boumoune-Samaye et Saré-Bandé (département Vélingara) pour respectivement 2334, 7073, 5152 et 3767 hectares ; A Matam : deux (02) forêts dans les localités de Fété Kodioly et Ndiot (département de Kanel) pour 13 000 et 12 000 hectares ; A Tambacounda : deux (02) forêts à Dialacoto (département Tambacounda) et Sanding Counda (département Bakel) pour respectivement 27 000 et 2000 hectares et enfin ; A Sédhiou, la forêt de Badimbour (département Bounkiling) d'une superficie de 12 400 hectares», a fait savoir le ministre de l'Environnement et du Développement durable.

A en croire Abdou Karim Sall, avec cette décision, «le nombre de forêts classées dans notre pays passe ainsi de 168 à 177, compte non tenu des réserves». Selon le ministre, qui se dit «confiant qu'avec ces changements, le patrimoine forestier national sera mieux protégé», «l'impact sera extrêmement significatif. Ce sont au total 84 726 hectares de forêts qui viendront renforcer le taux de classement et être ainsi soustraites des pressions anthropiques», at-il expliqué. Soulignant que ces nouvelles forêts classées, contribueront à inverser la dégradation des terres et à lutter contre le changement climatique. «L'objectif poursuivi est la conservation de la biodiversité et des moyens d'existence durable des populations. Ces forêts classées contribueront à inverser la dégradation des terres et à lutter contre le changement climatique à travers l'atténuation de ses effets et la séquestration de carbone».

UNE PREMIERE DEPUIS 1968, SOIT 52 ANS APRES

Abdou Karim Sall n'a pas manqué de rappeler que le classement de la biodiversité n'avait plus été engagé au Sénégal depuis la fin des années 60. «Une entreprise de cette envergure est une première au Sénégal depuis 52 ans. Pour rappel, les premières opérations de classement de forêt dans le pays remontent à 1930. Après l'indépendance du Sénégal en 1960, les autorités d'alors ont procédé, huit années après (en 1968), au classement de cinq (5) nouvelles forêts portant à 168 le nombre de forêts classées... Une manière de dire que la décision que le chef de l'État a prise est une décision historique. C'est la raison pour laquelle l'impact sera extrêmement significatif».

Suffisant pour qu'il invite, par la même occasion, la société civile ainsi que toutes les organisations communautaires de base et partenaires au développement actifs dans le secteur de l'environnement et les acteurs de la communication à s'investir pour le renforcement des synergies dans leur accompagnement, pour la bonne appropriation des orientations du chef de l'État. Aussi a-t-il assuré que son «département ne ménagera aucun effort pour la mise en œuvre correcte et diligente de ces mesures ainsi que le suivi évaluation de tous les instruments mis en œuvre par le chef de l'État en vue de promouvoir le développement durable et inclusif de notre pays.»

Plus de: Sud Quotidien

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